BKBE JOUANT A QUATRE PATTES SUR LE TAPI
il se traîne à quatre pattes, puis, un beau jour, ayant rencontré une chaise sur son passage, il se hisse le long de ses pieds; enfin le voilà debout! Il fait le tour de la chaise, puis il se risque, il lâche l'appui et fait un pas tout seul. Voilà l'indication qu'il faut attendre avant de s'occuper de faire marcher nos petits bonshommes; arrivés à cette période les progrès sont rapides et, si vous leur évitez les chutes et si vous ne criez pas chaque fois qu'ils tombent, vous les verrez bientôt déand^uler comme de grands personnages.
Le sommeil.
L'enfant a besoin de beaucoup de sommeil. Jusqu'à l'âge de deux ans les nuits ne lui suffisent i)as, il dort encore le jour; dui'ant les
17(3 LL FOYER DOMEsTigUE.
trois premiers mois, on peut même dire que sa vie se passe à dormir, à crier, à téter. Même lorsqu'il est devenu un peu plus âgé. sous aucun prétexte il ne faut le faire veiller: la veillée Texcite et Tempéche de trouver un sommeil réparateur. Donc, avant de coucher les enfants, ne les amusez pas outre mesure, ne les chatouillez pas. ne les faites pas rire, vous leur procureriez ainsi un sommeil aQ:ité.
r, . . -Nous avons observe tous les pruicines
L'enfant - v v , i i. . -
,, . indiques, 1 entant a un an: habitue pro-
dun an. • ^ > •
„, , , . trressivement a une nourriture mixte, il
Reglesdevie. . ^ . ^ ^^ • i
s est sevré tout simplement, sans pleurs.
sans fatigue. Doit-il maintenant vivre de la vie des grandes personnes? Xon. la transition serait trop brusque et fatiguerait ses délicats organes. 11 ne tette plus, mais le lait doit encore faire la base de son alimentation; des œufs, de légères panades, de petites soupes, voilà ce qu'il faut pour le nourrir. Surtout, ne lui donnez pas de vin. De l'eau ou du lait, voilà quelles seront ses boissons. Il doit, comme par le passé, plus encore que par le passé, vivre au grand air; tous les deux ou trois jours vous lui donnez encore un bain, vous veillez à ce que ses vêtements soient toujours propres, cela est si nécessaire au bien-être de ces chers petits. Le soir, couchez-les de bonne heure, à six ou sept heures, de façon que vous puissiez ensuite vaquer à vos occupations.
Heureuses sont les mères qui peuvent rester auprès de leurs enfants lorsqu'ils sont tout petits: leur présence a le meilleur effet, tant sur leur santé physique que sur leur avenir moral. Cependant si pour gagner votre pain quotidien, vous étiez dans l'obligation de laisser la maison une partie de la journée, ne confiez pas vos enfants aux gardeuses: elles ne les connaissent pas et ne savent ni ce qui leur fait du bien ni ce qui
leur fait du mal, elles les confiuent dans des chaniljies sombres et mal aérées et demandent très chei* pour mal remplir une mission qui devrait leur ])araîlro sarive. AvanI de parlii- p(Mn- le Iravail, portez vos onl'anls à la ei'èehe; pres(|ue toutes sont bien aménagées el [lour 0 rr.lO par jour on s'occupe des bébés, on les lave, on l(^s nourrit, on les couche; rien n'est gentil comme une })ouponnière bien t(Miue, les enfants y paraissent heureux et bien [)oi*taids; })ins vous les mettrez à Técole maternelle. Bien soignés, n'ayant devant eux au(*un mauvais exemple, apprenant même certaines petites choses, vos enfants seront entre de si bovunes mains que vous pourrez accomplir votre travail, sans préoccupîdion, sinon sans i'egret.
En n^ntrant dt* voti'e travail vous reprendi'ez vos petits, vous les ferez souper, et après les avoii* lavés soigneusement, vous les coucherez; alors seulement vous ferez souper les grandes personnes, et il devra en être ainsi jusqu'à ce que les enfants aient cinq ou six ans au moins.
Ainsi soigné avec régularité et dans de bonnes conditions d'hygiène, le petit être prospère; il n'est presque jamais malade et à cause de cela il devient fort et robuste.
^, , Mais ce ne sont pas seulement les soins
JjQV6lO'P136-
, i)hvsiques qui préoccupent les mères, il ^ , en est d'autres plus délicats; ce sont ceux
(âGS Gïlfâïlts
qui s'adressent au développement intellectuel et moral de ces jeunes êtres. Quelle lourde et sérieuse tâche pour la mère que de modeler ces cœurs et ces esprits ! Quelles réflexions sérieuses, quelles observations pi'ofondes il lui faudrait pour en retirer tout ce qui ])eut s'y trouver à Tétat latent! La pauvre
nS LE lOYEIl DOMLSTIOLK.
travailleuse aura-t-ello le teiujjs et la science nécessaires pour faire de ses enfants des êtres d'élite? Les femmes occupant dans la société un rang plus élevé s"en donneront-elles la peine? El cependant^ c'est souvent de ces premières directions que dépend la vie tout entière des individus.
Mais, me direz-vous. est-il donc nécessaire d'être savantes et davoii' Ijeaucoup de temps à nous, c'està-dire d'être riches, pour faire de nos fils des hommes de bien? Non certes, il vous suffît de leur donner toujours un exemple irréprochable, de leur inculquer l'amour du travail et le respect d'autrui: en un mot de leur faire un cœur, une ame. à l'instai* de vos cœurs et de vos âmes. C'est de notre propre peifection que dépend la pei'fection des petits êtres qui nous environnent. Combien entendez-vous d'enfants ré])étei* avec une soi'te de fierté : « Je fais coivime [m\)ï\ « ou « comme Piei'ir ». un grand-frère qu'ils admirent. Les parents, les aînés doivent donc se gardei* de faire le mal, ils doivent être d'une sévérité excessive pour ce rpii les concerne eux-mêmes. Quelle houb^ si un jour ils retrouvaient dans ces petits l'écho, augmeidé peutêtre, de leurs défauts, })arfois de leurs vices. — Ainsi que je vous bai dit déjà, le jjère et la mère doivent se soutenir mutuellement; lorsque l'un (h^s deux ])arle, même s'il a tort, que l'autre api)rouve: renfant est un obsei'vateur clairvoyant, il s'étonnerait dahoi'd de constatei* qu'un des modèles qu'il s'est [)roj)osé a pu faijjlir; puis cela diminuerait par contre-coup l'autorité des deux. Que la mère, les grandes sœurs soient douces et bonnes pour les tout petits, quelles leur inspirent avant tout de la confiance, mais que leur tendresse ne dégénère jamais en faiblesse. Peu de défenses, peu d'ordres, mais que l'on tienne fermement aux lois promulguées. Il ji'est pas facile d'êtie un éducateur; il nous faut, pour bien remplii* notre devoir, beaucoup de sagesse, il nous faudrait être la perfection même.
SOINS AIX TOIT l'KTITS. IT'.I
\'oilà pourquoi durant toute Innuéo qui vient do s'écouler, j'ai cherché à vous Taire conq)rendre ce que vous devez d<'\(Miir pour être un Jour diiiiies de créer une faniilie: poui'(pioi j*ai dierclié à vous enseisfner les moyens qui vous permettront de l'aire de vos fils des hommes robustes et des vaillants, de vos fdles des femmes bien portantes et courageuses. Ce sera grâce à vous aussi que les Ames des uns et des autres sauront s'ouvrir aux peines d'autrui, que leurs mains bienfai santés se tendront vers ceux que la vie aura éprouvés durement, car la force morale n'est-elle pas l'origine même de la pitié ou, pour mieux dire, de la solidarité humaine? Et c'est ainsi peut-être, qu'en accomplissant simplement, sérieusement votre modeste tache de niénao-ères. votre tâche sublime de mères de famille, vous aurez conti'iljué à calmer les ressentiments injustes, à réfréner les haines odieuses, à faire une société où régneront la force, la bonté et l'amour.
Résumé.
Los organes do l'onfant sont rudiniontairos. C'est des soins do la mèio que dépend leur complot dévoloppomont. — Une bonne alimentation, de l'air et de la lumière, une parfaite propreté, voilà ce qu'il leur faut avant tout. — La nature procède doucement et lentement : faites comme elle, allez par étapes progressives. — L'enfant no doit pas (ipprcndre à marcher, lorsque le moment est venu il commence tout seul à faire les offoits nécessaires.
L'enfant sevré ne doit pas vivre comme Ja j)Oi'sonno adulte, il lui faut encore un régime spécial, tant pour l'alimentalion que pour le sommeil.
Si vous vous trouvez dans l'obligation do quitter vos jeunes enfants pour aller à votre travail, conliez-los à une crèche, plus tard à une école maternelle.
Donnez un exemple irréprochable aux enfants : c'est ainsi que vous les rendez bons tout en vous améliorant vousmêmes.
VINGTIÈME LEÇON PfJATIOUE
Prcjtririiti'iii (lu thé cl du cnfc. — /.^^^• cdttijHiU'.^.
PHINCIPALX USTENSILES DE Cl ISINE
1. Hachoir. — 2. Casserole. — 5. Sautoir. — i. Poissonnière. — 5. Moulin à café. — «3. Poche. — 7. Brochette ou ablette. — 8, Pot-au-feu. — 9. Pas soire à pieds. — 10. Autre passoire. — 11.^ Entonnoir. — i'I. Râpe. — 15. Plat à œufs. — 14. Cuillère à pot. — 15. Ecumoire* - 16. Boule ri/. — 17. Panier à salade.