UNE MATINÉE À LA HALLE
autres ;. de tous cAtés on crie à la garde ! la garde crie de son cAté; te caporri ne sait auquel en* tendre 9 et les soldats^ pour apaiser cette immense querelk ^ sont forcés d'y prendre nne part active. Enfin' , après nne henre de tumnlte , d^inynres , de coups donnés et reçus , on s'aperçoit que le cabriolet , première cause du désordre , s^est échappé dans la bagarre. Quelquesuns des plus ardensfamleurs d'une quereMe dont ils ne connaissent seulement pas l'objet , sont conduits au corps-de- garde; l'explication qui s'ensuit ne prouve que des torts réciproques; les parties sont mises hors de cour , dépens compensés , et tout rentre dans Tordre.
Vers midi , la Halle prend nn autre aspect ; la foule des chalurfs «fiodnae : les inspecteurs parcourent le marché i ciamÎM&t la qualité des marchandises qui n'oni p«int encore trouvé d'acheteurs , et pronoBctttt , suivant le cas , des amendes et âe» coniscafions.
A unehewe^ là ynatBéit des gens de la Halle est à peu près finie * et les cabarets qui bordent le marché des Innocens se remplissent de dames et ie forts de la Halle : les groupes se forment, comme dans les cafés du Palais-Royal ou des bouleyarts , autour des nouvellistes dii quartier;
l4o UNE H\TI1«ÉE A LK HALLE, on y parle politique aussi gravement et penfélre pins sagement que par-tout ailleurs. Dans ces assemblées, où les afiàires d'état ne sont pas sons l'influence des intérêts parlicnHers , on agite le partage de la Saxe et de la Pologne avec une justice , avec une impartialité qui eftt fait beaucoup d'honneur an congrès. U en est de la grosse raison comme de la grvsse gû!té du peuple, c'est presque toujours la bonne.
L'iNTEAIEUR d'une EGLISE. i4 r
N*" XXXVII. — i8 mars i8i5.