ITNE NUIT DE PARIS
Me voilà dans la rue ; je n'avais pas fait cin*^ quaate pas que je commeBçai à me repenlir de ma démarche ; mais le mayen de rentrer ? Je ne me sentais pas la force de braver «ne seconde fois rhumeur de la portière. Je n^avais point de projet arrêté , ainsi tout ckemin m^était égal; je marchais devant moi , sans trop savoir où j'ai-* lais. J'étais arrivé an bout de lame de Provence , $ans avoir recontré personne , et je commençais à craindre que ma promenade nocturne ne me fournît d'autres sujets d'observation que moi-même. Un bruit confuis de voix se fit entendre , je tournai mes pas de ce cAté : il s'agissait d'une rixe entre des c<»chers de fiacre ; l'un d'eux avait imaginé de nourrir ses chevaux aux dépens de ceux de ses camarades , en pro^ fitant de leur sommeil ou de leur station au cabaret pour s'approprier quelques poignées de fourrages , dont il composait à ses chevaux une ration économique , qu'il avait soin de porter en compte à son bouï'geois. Le maraudeur , pris sur le fait , n'en fut pas quitte pour quelques coups de fouet , qui lui furent appliqués de main de maître , il fallut entrer en arrangement ches un grenetier voisin , dont la boutique était en-