‹ Le franc-parleurChapitre 25 sur 38 · UNE 3(UIT DE PARIS · texte numérisé non relu

UNE 3(UIT DE PARIS

pins libres <pie moi ? Aa moyem de mes dem métiers , la moitié de mom tems m'appartient ; quand j*ai fait une bonne jonmée , je me repose la nait; qoand j'ai iait ose bonne nuit, fe passe la journée sans rien Eure . — Mab que pour Tez-yous gagnera gratter les ruisseaux? — Tantôt plus , tantôt moins ; une ou deux pièces de monnaie , un petit bijou , une bague , nn bracelet : on trouve toujours qudque cbose; il ne faut que chercher » En quittant ce philosophe des rues , dont la conversation m'amusa beaucoup , je fis en sorte qu'il ne regrettât pas le tems que je lui avais fait perdre.

Déjà Vaube commençait à brunir les éioUes ; les épiciers ouvraient leurs comptoirs , et préparaient la liqueur du cassis pour Touvrier matinal. Je regagnais mon logement. Une dernière aventure m'arrêta sur le boulevart Italien, au coin de la rue de ( La discrétion est ici nécessaire. ) Je vis un jeune homme sortir d'un jardin , en escaladant la muraille : je n'oserais pas assurer que ce fût un voleur ; dans tous les .cas , il avait quelque intelligence dans la maison, je vis distinctement upe jolie petite main on lui tendait pardessus le mur , et qu'il baisa e manière très-respectueuse. Son cabriolet

triIE HUIT DE PARIS.

l'attendait au coin de la rue Nenve-Lepeilelier; à l'air endormi du domestique , k l'impalience du cheval , je jugeai que la nuit leur avait paru plus longue qu'ileur maître.

Je rentrai chez moi au point du jour, et je me lis attendre pour déjeuner. Le silence et le regard accusateur de"" M"' Guillaume ne me laissèrent pas doaj||Br un instant qu'elle ne fût * instruite de ma sortie nocturne. Je n'ai pas cru devoir provoquer une explication ; mais j'aurai grand soin de lui faire lire , demain , cet article , pour la rassurer sur l'emploi de ma nuit du i5 au 16 mai t8i5.

234 fN CONSEQUENCES

N" XLiv. — lo mai i8i5.

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