‹ Le franc-parleurChapitre 28 sur 38 · LES DUPES · texte numérisé non relu

LES DUPES

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La dyilisation se perfectioime , les Aipes diminuent , et Ton ne doit pa» désespérer de voir arriver un ordre de choses tel que la société n'étant plus composée que de (ripons , et chacun se tenant en garde contre son yoisîii , il résultera de cette surveillance continuelle et respective un état -de corruption parfaite dans lequel la sûreté particulière naîtra de la mauvaise foi générale : avantage qui ne se trouve pas dans nos mœurs actuelles , où Tintrigue et la ruse

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la marine, était le pins riche de la famille. Avec ane figure bassement désagréable , sans usage du monde , sans talens , il n^est pas présumable qu^il ait trouvé auprès des femmes le moyen de parvenir : privé de toute espèce d*e$prit , même de celui des affaires , il n'a trouvé de resource ni dans le travail , auquel en ne Ta jamais vu se livrer , ni dans aucun genre d'industrie , dont il est incapable, Qu'a-t-il donc fait ? il a intrigué. Après avoir spéculé quelque tems au Perron sur les assignats , et avoir gagné une centaine de mille francs sur les pensions alimentaires des rentiers réduits au tiers consolidé , il a servi ensuite d'homme de paille à un fournisseur dont il a pris suif lui les iniquités , et qu'il a forcé , en sortant de prison , de partager avec lui les bénéfices d'une affaire dont il avait seul couru tous les risques.

» Ce petit démêlé avec la justice l'éloigna pour un moment de la scèuQ financière , où il reparut armé d'un projet dont l'exécution ébranla lecrédit de plusieurs grandes maisons de France. Trois millions restèrent entre %t% mains, comme gage des réclamations qu'il avait, disait-il, à exercer envers le gouvernement , qui le poorsui-

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