‹ Le franc-parleurChapitre 31 sur 38 · LES DÉSÀPOINTÉMEHS · texte numérisé non relu

LES DÉSÀPOINTÉMEHS

autre vint Ten distraire : les lettres de Paris {urent mises sur le bureau , et Dumont profita de ce retard pour jouir des témoignages d'affection de son honorable ami , qui le présenta gracieusement à tous les convives comme un jeune homme du plus grand mérite , et qui ne pouvait manquer d'arriver aux premiers emplois, où il 4tait moins appelé par la faveur que par la supériorité de ses talens. Le café servi , on lut les dépêches. M. d'Argenson n'était plus ministre, et, dès'iors, son protégé, Tespérance de la diplomatie française, fut à peine jugé digne d'une place de commise bord d'un vaisseau marchand, que lui fit obtenir, au bout de quatre mois , un armateur de Sardam , avec lequel il avait diné chez l'ambassadeur.

Ses excellentes qualités lui méritèrent l'amitié du capitaine , qui réveilla ses projets de fortune en lui promettant un intérêt dans sa maison de commerce à Calicut. En débarquant , on apprend que l'associé du capitaine a fait banqueroute depuis quelques jours , et s'est enfui au Bengale avec les fonds de la société.

Dumont , abandonné, sans protecteur, dans une ville des Indes , n'a rien de mieux à faire gue de chercher les moyens de retourner en

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