Herrig's Archiv, t. LXXXIV, p
38. Je signalerai particulièrement la mention de Borel (les Filz Borel, dans la Chanson de Guillaume, 379-645).
39. Il est possible enfin que le fragment soit un exercice d'école et que les analogies de style relevées plus haut ne prouvent rien pour la thèse d'un prototype français. En ce cas, ce serait un argument de plus à l'appui des suggestions par lesquelles se clôt cet exposé.
40. Sur ce chapitre, au reste, comme sur les autres, il n'est pas impossible d'arracher quelques concessions à l'éclectisme progressif de M. Bédier. Le radicalisme de son premier volume apparaît sensiblement atténué à la fin du quatrième. Pourtant, dès le début de son enquête, il était conscient de la complexité du problème auquel il allait consacrer tant d'années de sa vie. D'une part, il est, par tradition critique comme aussi par éducation littéraire, de ceux qui connaissent ce qu'on a appelé le tourment de l'unité ; de l'autre il est conscient du foisonnement que manifeste l'éclosion de l'épopée aux xie-xne siècles. Cela, et l'anonymat de beaucoup d'œuvres d'alors, et l'abus des formules, et la simplicité déroutante des thèmes, n'est-ce pas plus qu'il n'en faut pour stériliser tant de recherches où s'est butée l'activité de la critique de ces cinquante ans ?
41. Voyez de M. Faral le livre cité sur les jongleurs, publié dans la Bibliothèque de l'Ecole des Hautes Etudes (fasc. 187) et, plus récemment, ses Recherches stir les sources latines des contes et romans courtois, que j'ai analysées dans la Romania (XLII).