‹ Le français a la tête épiqueChapitre 21 sur 33 · Vers · texte numérisé non relu

Vers

34. Voyez chap. II, note 35, p. x. M. Camille Jullian, après avoir, à juste titre, rappelé les mentions de sources de Turold, conclut : « Et... d'avoir étudié dans les livres... est loin de nuire à la gloire de l'auteur de la chanson » (Revue des Etudes anciennes, 1906, p. 45).

35. C'est, on le sait, à la « geste » que Turold se réfère toujours (1 685, 2 095, 3 742, 4002). Or l'auteur du panégyrique

des rois carolingiens, écrivant vers 844, s'adresse ainsi à Charles le Chauve (Duemmler, II, 145) :

Cum scribenda tibi fuerint insignia gesta Prosequar...

De même, Angilbert avait dit :

Restaurât proprii qui publica gesta parentis Belli potens, animosus héros, fortissimus armis.

De même encore Gui d'Amiens écrira au xie siècle (vers 20) :

Cum sit et egregium describere gesta potentum.

Et ainsi s'éclaire le son de notre mot ancien-français geste.

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