‹ Le français a la tête épiqueChapitre 25 sur 33 · Voyez p. 78, sv · texte numérisé non relu

Voyez p. 78, sv

28. Ecbasis Captivi, hsgb. von Ernst Voigt, Strasbourg, 1875. L'auteur est « un membre (Mitglied) de ce monastère de Saint-Evre, à la tête duquel furent Archembald et Adson ». L'abbaye est en terre romane, ce qui n'empêche pas M. Voigt de soutenir sans ombre de preuve que l'auteur est un Allemand (p. 14). Or une lecture même superficielle

du poème convaincra tout homme non prévenu de l'erreur où verse cet érudit. On rencontre à chaque pas des tours qui ne sont ni du latin correct, ni du tudesque gauchement traduit : ad presens (à présent), dictare avec la valeur de l'ancien français ditier ; inçurrere mortem : mourir : nutrire : élever comme dans notre vieille langue ; torta panis (taie di pan en wallon-lorrain), etc., etc. L'auteur parle des Vosges en fils de sa terre, et il a des traits descriptifs que lui envierait un Nancéen de 1917 (71, sv.). Détail intéressant, les deux manuscrits de l'œuvre sont conservés à Bruxelles; au xve siècle, ils étaient déposés à Saint-Nicolas, prèsCùs, sur la Moselle, donc en pleine Lotharingie.

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