‹ Le français a la tête épiqueChapitre 26 sur 33 · Voyez l'édition Voigt, vers 906, sv · texte numérisé non relu

Voyez l'édition Voigt, vers 906, sv

30. Ed. Voigt, Halle, 1884. L'auteur a vécu à Gand : ses souvenirs, ses observations et jusqu'aux noms de personnes et d'animaux semés dans son œuvre, se rapportent à la vie sociale en Flandre (introd.,p.98 et suiv.) . Voigt, après avoir diligemment recueilli tous les indices à l'appui de cette conclusion, après avoir surtout montré l'admiration de l'auteur pour la culture française, pour les Français, amis fidèles du Saint-Siège, et à qui l'on doit la réforme monastique, son dédain de la culture germanique, sa vie constante sur la rive de l'Escaut, etc., conclut qu'il est... Allemand ! Car un homme de race et de langue françaises n'aurait pas été sensible à cette séduction de la Gallica loquela (XCV). .. Il serait pénible d'insister. Il n'est pas négligeable que cette œuvre gantoise du xne siècle se rattache à tout un courant littéraire méconnu jusqu'ici par les historiens (par Pirenne luimême, Histoire de Belgique, 1. 1) et où il faut ranger, d'après les derniers aveux de la critique allemande, le merveilleux tableau de mœurs bien locales, qui est tracé dans le Conflictus ovis et Uni (éd. Haupt dans Zs. f. deutsches altertum, t. XI) et l'un des tout premiers, sinon le premier document du drame liturgique dans le Nord (Creizenach, Geschichte des dramas, I, 49, note). Peu à peu, commepour les arts plastiques, se reconstitue pour les lettres latines, en Flandre, la courbe d'un mouvement évolutif qui correspond à une grandeur politique et sociale, dont on n'ignore plus les étapes.

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