‹ Le français a la tête épiqueChapitre 27 sur 33 · Dans une étude (sous presse) de la Romani a · texte numérisé non relu

Dans une étude (sous presse) de la Romani a

32. Lateinische Gedichte des X und XI. Jahrhunderts (en collaboration avec Schmeller), 1838.

33. Je m'en voudrais de ne pas rappeler ici une opinion de Gaston Paris, que les études récentes ont confirmée de façon éclatante. Elle nous prouve que certaines préventions ne prévalaient pas, dans le cas dont il s'est agi, contre sa clairvoyance presque infaillible. Donc, après avoir analysé les plus anciennes versions de Renart, et avoir été amené à constater que dans le latin de maître Nivard, comme dans l'alsacien du Glichezare , les noms des principaux animaux, protagonistes du roman, sont français, Gaston Paris conclut : « A moins de placer dans l'Allemagne propre l'origine de l'épopée animale, ce qui n'est pas vraisemblable pour plus d'une raison, il faut la mettre en Lotharingie, dans le pays auquel nous amènent de concert les divers noms que nous venons d'examiner » (Journal des Savants, 1894, p. 592). Et le savant philologue d'ajouter : <<■ C'est dans la Lotharingie, depuis Saint-Gall [pensez au Waltharius, G. P. ne songeait pas à ébranler l'édifice de preuves de J. Grimm et ses successeurs] jusqu'à Liège, que nous voyons se produire du Xe au xne siècle toute une série de poèmes appartenant à un même courant littéraire, dans lesquels, pour renouveler la poésie latine, on cherche des sujets dans la tradition populaire, le Waltharius, le Ruodlieb [mais où G. P. localise-t-il ce dernier texte}], le fragment de La Haye, la Fecunda Ratis, l'Unibos, l'Ysengrimus ». Le germe fécondant est déjà là, mais il restait à en assurer la fructification.

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