‹ Le français a la tête épiqueChapitre 8 sur 33 · Article du 20 prairial, p · texte numérisé non relu

Article du 20 prairial, p

28. Voyez notamment les tomes XV et XXIII de ces mémoires. Le livre touffu, et quelque peu négligé, de M. Joret sur Herder reste une mine qu'on devra toujours exploiter. Voyez page 20 ce qu'il dit de Gerstenberg et des autres devanciers allemands de Herder dans cette direction essentielle de son activité. Il aurait pu faire aussi une place à Bodmer, que je nommerai plus loin. C'est un long chapitre d'histoire littéraire à récrire. Je m'y essayerai quelque jour. Mais je tiens à signaler dès maintenant le silence complet de la critique allemande sur les sources françaises du Herder des Stimmen der Vœlker et de la correspondance sur Ossian. Quelques bribes de Lessing (voyez un passage de son œuvre D. Nat. Litteratur, 64, cité dans la préface des Stimmen, même collection) et une ou deux références de Klopstock, c'est, jusqu'à la traduction Denis d'Ossian, tout ce que cette critique daigne relever. C'est dire qu'elle ignore ou dédaigne l'essentiel.

29. Et Goethe ne l'est pas moins. Dans son Dichtung und Wahrheit, écrit à une date où il lui coûtait amèrement de confesser ses obligations envers la France, on Ut pourtant ceci : « J'avais appris depuis longtemps à connaître les fables de l'Edda par la préface que Mallet avait mise en tête de son « Histoire de Danemark » et je m'en étais emparé sur-lechamp* (Œuvres de Goethe, trad. Porchat, t. VIII, p. 461).

Page 1