‹ Le français et le provençal: Trad.par P. MonetChapitre 4 sur 38 · Le nombre des habitants de la France était, en · texte numérisé non relu

Le nombre des habitants de la France était, en

de 38.218.903

De ce chiffre, il faut retrancher :

Étrangers de nationalités diverses, séjournant en France, sans compter la moitié des Belges et

des Suisses (1886) 646.109

Bohémiens (Andrée, 1882) 10.000

Basques (Luchaire, 1879) 140.000

Bretons (Sébillot, 1886} 1.340.700

Flamands (Bôckh, 1870) 176.860

Catalans (Département des Pyrénées orientales, 1886) 211 . 187

Corses (Département delà Corse, 1886) 278.501

Trois villages génois en Provence (1880). ... 1 . 000

Total 2.804.357

Il reste donc en France, pour le chiffre des

Français 35.414.546

Il faut y ajouter :

Lesbabitantsdeslles anglo-normandes (1881). 87.706

Les Français de Belgique (1880) 2.237.867

La moitié des Belges qui parlent deux langues

et un tiers de ceux qui en parlent trois 232.200

La région de Malmedy en Prusse (1883).. . . 9.600

Trois villages luxembourgeois ayant respectivement 205, 64 et 700 (sur 1503 habitants,

Neuhengstelt, colonie vaudoise dans le Wurtemberg (1882) 60

La partie française de la Lorraine et de l'Alsace, plus la moitié des habitants qui parlent

les deux langues (1880) 238.807

La Suisse française (1888) 637.972

Les populations alpines de l'Italie, situées sur la frontière française (1861), à savoir : dans la

circonscription d'Aoste 76.736

Dans la circonscription d'Ivrée 60 ; dans celle de Pignerole 28 021 ; dans celle de Suse 15.312 ;

dans celle de Turin 2.538. En tout 45.931

Celle San Vito (1881) 1 .050

Faeto près Bovino (1871) 3.338

Total 3.572.232

Ainsi, nous trouvons, comme chiffre total des Européens qui ont pour langue maternelle soit le français proprement dit, soit un dialecte du français ou du provençal (approximativement) 38,996.778

Brachelli ' a trouvé un chiffre beaucoup plus considérable, celui de 40.280.000. Mais il prête à notre langue un développement qu'elle n'a pas encore atteint, quand il compte pour purement Français les Bretons et les Flamands ; d'autre part, il s'est trompé en attribuant à l'Italie les habitants du comté de Nice.

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