I. C'est de ce registre que nous tirons ces détails
tir de 1679, on se servit de registres annuels ; mais M. Morin les ayant " trouvés gâtés de l'eau et de l'injure du temps, " continue à transcrire tous les actes jusques et y compris les siens/ A la fin de ce registre, dont les deux-tiers sont écrits par ses successeurs, on voit quelques feuilles écrites encore par M. Morin ; peut-être ne sont-elles pas tout à fait à leur place, en tout cas, on y lit : " J'ai en outre ajouté, dans ce registre, quelques sépultures que j'ai trouvées pareillement écrites sur des feuilles volantes et faites avant l'an 1679. " Suivent alors vingt-trois actes dont dix-sept sépultures, mais les cinq premiers actes sont des baptêmes et le sixième un mariage. Or, le premier de ces actes, et le seul qui nous reste pour l'année 1657, est précisément le baptême
I. De la sorte 117 pages de ce registre in-quarto sont écrites de la main de M. Morin. On pourrait se demander s'il n'a pas poussé le zèle un peu loin en transcrivant, jusqu'aux derniers, même les registres tenus par lui ; il y a des témoins qui signent dont on aimerait à avoir les autographes.
du fils de Georges Pelletier. L'acte se lit ainsi : " Le 28* de juin^ de l'an 1657 est né Claude fils de Georges Pelletier et de Catherine Vannier sa femme, et baptisé ensuite par le R. P. André Richard de la Compagnie de Jésus, missionnaire ; le parrain a été Claude Poulain et la marraine Marguerite Rivière femme de Robert Foubert, tous habitants de Sainte-Anne. Morin prêtre- " Ce baptême est le plus ancien des actes conservés aux archives de Sainte-Annede-Beaupré, et il s'en est fallu de bien peu que nous en fussions à jamais privés. M. Morin fait suivre les actes en question d'un certificat d'authenticité ainsi conçu : "Je soussigné prêtre du Séminaire de Québec, faisant les fonctions curiales en cette église au nom du séminaire, certifie avoir fidèlement copié les susdits mariages, baptêmes et sépultures, sur les originaux,
I. Quelques-uns ont cru devoir lire juillet au lieu de juin ; M. Morin lui-même a fait une correction qui, au premier abord, rend le mot difficile à comprendre ; mais c'est bien juin qu'il faut lire ; voir la gravure ci-contre.
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ainsi que dit est. En foi de quoi j'ai signé ce jourd'hui 22' septembre 1690. Morin, prêtre. " L'enfant reçut donc au baptême le nom de son parrain Claude Poulain dont nous avons parlé et que nous avons dit être avec Robert Foubert époux de la marraine, les deux plus proches voisins de Georges Pelletier au Nordest. Marguerite Rivière devait être normande comme son mari, et comme lui aussi probablement de Dieppe. Claude Poulain était du Perche ; il avait épousé à Québec Jeanne Mercier, le 9 août 1639.