‹ Le frère Didace Pelletier, RécolletChapitre 23 sur 99 · I. Cours d^ histoire du Canada, yol. i*', p · texte numérisé non relu

I. Cours d^ histoire du Canada, yol. i*', p

7.. Annales de la bonne Sain/e-A nne, jum 1905, p. 73. Pour expliquer ce fait, les historiens, les uns après les autres, ont donné la seule raison suivante, que cette chapelle " placée trop près du fleuve, fut envahie par les eaux des grandes marées qui causèrent d'énormes ravages. " Annales, juin 1905, p. 73. — Ferland, Cours d'histoire,vol. I", p. 438. — Alphonse Leclaire, Le Saint ■ Laurent, historique, légendaire et topographique, p. 300. Le

Status de sainte Anne installée, en 1662, dans l'église de Sainte-Anne-de-Beaupré, et conservée au trésor de la basilique.

ne de 1661, la desserte de la côte de Beaupré ayant été confiée par Mgr de Laval à un jeune prêtre, récemment arrivé de France, M. Thomas Morel, celui-ci, dès son arrivée à Sainte- Anne, s'occupa de l'église ; il en fit construire une nouvelle sur un autre terrain encore donné par Etienne Lessart ; cette église, longue d'une quarantaine de pieds, fut bâtie en bois et put servir au culte dans le courant de 1662/ Dans le nouveau sanctuaire fut installée en 1662 une statue de Sainte Anne, en bois

P. P. V. Charland, Madame Saincte Anne, p. 33. Il y aurait pourtant lieu de supposer que les gens de Sainte- Anne eurent assez d'esprit et de bon sens pour ne point placer leur chapelle à la portée des grandes marées; ils savaient très bien jusqu'où l'eau montait, puisque ce phénomène se renouvelle plusieurs fois l'an. Ne seraitil pas plus exact de rapprocher ce fait du conflit de jurisdiction qui arriva entre Mgr de Laval, Vicaire apostolique de la Nouvelle-France, et M. de Queylus qui se croyait en droit de conserver son titre et l'autorité de grand vicaire de l'Archevêque de Rouen ? Il faut se rappeler que la chapelle de Sainte-Anne fut commencée sous ses ordres.

\. Annales de Sainte ^««t*, juillet 1907, p. loi, 102.

doré, apportée de France l'année précédente. Dieu ne tarda pas à opérer des merveilles par cette statue devenue ainsi miraculeuse. Le 30 septembre 1665, la Vénérable Mère Marie de l'Incarnation pouvait déjà écrire : " A sept lieues d'ici il y a un bourg appelé le Petit Cap, où il 3' a une église de Sainte Anne, dans laquelle Notre-Seigneur fait de grandes merveilles en faveur de cette sainte mère de la Très-Sainte Vierge. On y voit marcher les paralytiques, les aveugles recevoir la vue, et les malades de quelque maladie que ce soit recevoir la santé.' " En 1668, M. Morel recueillit par écrit plusieurs des prodiges " des plus considérables " opérés parla bonne Sainte Anne depuis six ans.

Nous avons le plaisir de constater par un autre écrit de M. Morel que la bonne Sainte Anne eut des prédilections pour la famille de Claude Pelletier. M. Morel raconte en effet ce qui suit : " Georges Pelletier, âgé de quarante ans ou environ," habitant de Sainte-

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