Ce qui place vers 1664 le fait que rapporte M. Morel
Anne, conduisant une chaloupe à Tadoussac, se vit presque perdu sur une batture, jusqu'à ce qu'il eut recours à Sainte Anne ; ensuite de quoi il passa très facilement en un lieu oij il ne paraissait pas y avoir d'eau pour ainsi dire. Sainte Anne lui fit voir, et à tous ceux qui étaient avec lui, qu'elle les avait passés ellemême et qu'ils auraient dû périr tous, selon les apparences humaines.'" Au retour de son voyage, le protégé de Sainte Anne n'eut sans doute rien de plus pressé que de raconter à son épouse le péril qu'il avait couru et le secours qu'il avait reçu de la bonne Sainte. On devine aisément combien ardentes durent être leurs actions de grâce, combien profonde et sincère leur reconnaissance envers leur sainte protectrice. .
Le récit de M. Morel renferme un détail qui n'est pas sans intérêt, car il nous apprend que le père de Claude devait être navigateur ou pilote ; il est dit en effet conduisant une chaloupe à Tadoussac ; c'était lui