I. Archives du Séminaire de Québec
qui en avait la responsabilité. Il n'y a rien en cela qui nous surprenne et l'affirmation de M. Morel résout en partie la question que nous nous sommes déjà posée sur la profession de Georges Pelletier. Plusieurs des habitants de Sainte-Anne étaient des navigateurs ; c'était chose pratique pour subvenir aux nécessités de la famille et pour suppléer à l'insuffisance des revenus de la terre ; ne l'oublions pas, avant de récolter, il ne fallait pas seulement semer, mais défricher. D'après le recensement de 1667, Georges Pelletier avait " déserté^ " selon l'expression du temps, et mis en culture sept arpents en superficie. Le travail était long et pénible pour un seul homme. Le petit Claude avait sans doute bon cœur, mais son jeune âge ne. lui permettait pas encore d'aider ses parents ; et ceuxci comprenaient fort bien leur obligation de se dépenser pour nourrir et vêtir leurs enfants et leur donner une éducation forte, sérieuse et chrétienne. Quand on connaît la fidélité invio-