‹ Le frère Didace Pelletier, RécolletChapitre 63 sur 99 · Actes du Frère Didace · texte numérisé non relu

Actes du Frère Didace

nous venons de la voir parvenir à Rome à peine trois ans après son bienheureux trépas ; elle se répandit aussi en France. A Paris, les Récollets firent graver son portrait avec une inscription portant que le Frère Didace était "mort en odeur de sainteté," et que Dieu l'honorait " par plusieurs miracles. "

Le seul fait de cette gravure, exécutée par ordre de ses frères en religion, en l'honneur d'un simple frère convers qui n'avait aucun autre titre à cette distinction exceptionnelle que sa sainteté, montre bien que les religieux de la Province de Saint-Denys avaient du Frère Didace l'opinion consignée au bas de son image.

Au pays natal de ses parents surtout, il fut en grande vénération. Le manuscrit de Dieppe nous apprend que des lettres, des mémoires et le portrait du saint Récollet furent envoyés à ses parents de cette ville et du Pollet. L'auteur de l'histoire manuscrite de Dieppe que nous venons de citer conclut, après la lecture de ces divers documents, que ces pièces furent préparées "avec espérance qu'on travaillera

un jour à sa canonisation. " Un peintre exécuta à Dieppe des portraits du Frère, fantaisistes il est vrai quant à la ressemblance, mais pleins de l'idée que l'on avait de sa sainteté. Au bas de chaque portrait on lit cette inscription très significative : " Saint Didace Pelletier. "

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