Annales de la Bonne Saifite Anne, novembre
2. Pour acquérir une certitude plus grande nous avons -consulté le R. P. Girard Rédemptoriste à Sainte-Anne, et M. l'abbé Amédée Gosselin, archiviste du Séminaire de Québec. Leur conviction est la nôtre.
lage natal ; nous avons constaté chez ceux que nous avons interrogés, une vénération pour le saint Frère, mais la plupart ont entendu parler si souvent du Frère Didace dans ces derniers temps qu'ils ne peuvent plus déterminer au juste la source où ils ont puisé leur dévotion à leur co-paroissien.
On comprendra aisément que nous n'avons pu faire de telles recherches en bien des endroits ; aussi nous sommes persuadé que nous restons en deçà de la vérité au sujet de la conservation de la sainte rriémoire de notre Récollet. Nous nous sommes contenté d'étudier ce fait à Sainte-Anne, lieu de naissance du Frère Didace, et aux Trois-Rivières, lieu de son heureux trépas et de sa sépulture.
Aux Trois-Rivières, nous avons recueilli quelques détails intéressants qui suffisent à prouver que les vieilles familles trifluviennes, restées fidèles à leur cité, ont conservé avec soin le souvenir du saint, décédé dans leur ville. Un très respectable citoyen, déjà avancé en âge et appartenant par sa mère à la famille des Poulin
de Courval, qui furent dans le temps d'insignes
bienfaiteurs des Récollets, nous a affirnîé que dans son tout jeune âge, il avait entendu sa mère et la sœur de sa mère parler du Frère Didace et qu'elles l'invoquaient avec confiance.
Une dame très pieuse et très digne de foi, appartenant à la famille Boucher de Niverville, nous a donné par écrit, le 13 décembre 1908, les détails suivants: "Je suis née aux Trois- Rivières l'an 1846, j'aurai 63 ans le 18 janvier prochain 1909. Vers la dixième année de mon âge jusqu'à la treizième environ,^ j'étais en classe chez les Ursulines. Mes petites compagnes et moi passions très souvent devant la petite église anglicane.^ Nous nous disions qu'il y avait là un saint d'enterré. Le crépi des murs extérieurs de la petite église tombait quelquefois, et une de mes amies et compagnes de classe, Madame Docteur G.^**, avec qui j'en parlais après votre visite chez nous, m'a fait rappeler que nous disions que le crépi de l'é-