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23 WEST MAIN STRUET WESSTER, N.Y. 14560
88 1’ABBÉ JEAN NAUD.
C'était dans l’automne de 1829. M.
Potvin revenait de la mission d’Arichat, et se rendait à Sainte-Croix dont il venait d’être nommé curé. Il s'arrêta en passant à Sainte-Anne de la Pocatière, sa paroisse natale, oh M. Painchaud venait d'ouvrir à l’édacation (ler octobre 1829) le collège qu'il avait bâti et fondé au prix des-plus grands sacrificesiet en surmontant des obstacles sans nombre. Les difficultés pécuniaires surtout renaissaient sans cesse, comme le lui avait prédit le grand vicaire Jérôme Demers qui soutenait M. Painchaud de toute la puissance de sa grande influence auprès des autorités civiles et religieuses. Dans ne de ces bonnes lettres d'ami qu’il lui écrivait souvent, 1l lui disait, le 16 -décembre 1828 : ‘ Il vous fauira pour le soutemir … (le collège) baursiller lu matin an scir et par conséquent ménager ct épargnér sur tout, et visiter votre muison de la cave au :
grenier pour voir si l'en ne fait pas brûler à
: en quelque ; vieille allumette:
: Voià us 7
L’ABBÉ JEAN NAUD 89
car rappelez-vous bien que la bâtisse de
votre collège n’est rien en comparaison
- le ce qu’il vous faudra boursiller pour le soutenir.”
+. M. Painchaud ne fut pas longtemps
:… sans comprendre l’à propos des ohserva-
tions et des conseils de M. Demers Le
collège en effet venait À peine d’être ou-
-7ert à l’éducation,que M. Païnchaud se vit
en face d’une de ces crises monétaires aux-
… quelles sont exposées les fondateurs des
. maisons d'éducation et de charité. Il en
était à chercher des moyens de sortir de
6 cette position embarrassante, lorsque M.
Fi Pois arriva À Sainte-Anne. M. Pain-
. Chaud lui exposa sa pénible situation et
M: Potvin, ne consultant que son bon
cœur et son esprit de charité, lui donna
sans hésiter et sans regret cinq cents
: piastres qu’il avait économisées et dont il
. avait absolument besoin pour acheter che-
Le Médret Dipoges : + ebtoutce qui
de cet argent qe vit ve.