‹ Le froid industrielChapitre 8 sur 61 · Effet de la surpression au refoulement. — De · texte numérisé non relu

Effet de la surpression au refoulement. — De

même, au moment du refoulement dans le liquéfacteur, la pression dans le compresseur doit être supérieure à la tension de vapeur saturée correspondant à la température à Tentrée de ce liquéfacteur. Il faut, en effet, vaincre la résistance du ressort qui maintient fermée la soupape de refoulement, ainsi que les résistances rencontrées par le fluide frigorigène, soit dans le passage au travers de Touverture de refoulement, soit dans la circulation à l'intérieur des tuyauteries raccordant le compresseur au liquéfacteur. Cette surpression au refoulement nécessite une nouvelle augmentation de la puissance fournie au compresseur.

20. ^- La compression n'est pas adiabatique. — Il faut, d'autre part, tenir compte de ce fait que, durant la compression, le fluide frigorigène cède de la chaleur aux parois du cylindre. La pression, qui règne à chaque instant dans le compresseur, est plus petite que la pression correspondant à la transformation adiabatique.

21 . — Fuites par les organes du compresseur. Réchauffement de Tévaporateur. — Enfin, il convient de ne pas négliger les fuites inévitables par divers organes du compresseur, notamment par l'ensemble des garnitures de la tige du piston ou presse-étoupe. Il faut aussi tenir compte des

réchauffements parasites de Tévaporateur, qui obligent à vaporiser une plus grande quantité de fluide frigorigène que si cet organe de la machine était isolé thermiquement.

22. — Volume réel d'un compresseur. Puissances indiquée et effective à lui fournir. — De cette analyse des phases du fonctionnement réel d'un compresseur comparées aux phases correspondantes du fonctionnement théorique, résulte la nécessité d'accroître d'une part la puissance théorique à fournir au compresseur, et d'autre part le volume théorique balayé par le piston. Si on représente sur une même figure (fig. 6), le diagramme théorique défini plus haut et le diagramme réel du fonctionnement du compresseur, on voit combien ce dernier diffère du premier. En outre, la figure 8 montre nettement les déformations du diagramme réel produites par un espace nuisible exagéré \

Prenons un compresseur réel à anhydride carbonique d'une puissance de loo.ooo frigoriesheure. Le volume balayé par le piston dans une heure est égal à 37 mètres cubes, alors que le volume calculé plus haut est égal à 24 mètres cubes ; la différence est environ les 54 p. 100 du volume théorique. A une telle machine fonctionnant aux températures de — 10° C. àl'évaporateur, de -f- 24** C. au liquéfacteur (température de condensation du fluide frigorigène) et de + 10° C. à la vanne de réglage (température du liquide fri-

î. Les diagrammes réels sont tracés par la machine ; d'où les noms de travail indiqué^ de puissance indiquée.

gorigène avant la vanne de réglage), il faut fournir en marche industrielle environ 36 chevaux indiqués, au lieu des 24 chevaux calculés plus haut, soit un accroissement de 50 p. 100 de la puissance théorique. En marche industrielle cette

h^essions en k^n. par cent'

Détente da ftuidBfl'îgopigène .-/ 'dans l'espace nutsilile

Course totale du piston Fig. 8. — Diagrammes montrant l'effet de l'espace nuisible.

I, espace nuisible normal ;

.«^..ii...., espace nuisible exagéré.

1, ouverture de la soupape d'aspiration (espace nuisible normal) ; I, ouverture de la soupape d'aspiration (espace nuisible exagéré).

machine produit donc 2.800 frigories par chevalheure indiqué au lieu des 4. 132 qui ont été calculés plus haut, soit environ 70 p. 100 de la production théorique.

Si on admet 90 p. 100 pour le rendement mécanique de cette machine, on voit qu'il faut fournir sur Tarbre une puissance égale à 40 chevaux, ce qui correspond à une production de 2.500 frigories par cheval-heure effectif.

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