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III. LE BUDGET DU FRONT DU TRAVAIL

La répartition des dépenses entre les diffé:

rentes sections et les différentes œuvres du Front du Travail dépend entièrement du Dr Ley.

Les frais d’administration représentaient 80 millions de marks par an, soit 18% des seules cotisations qui s’élèvent annuellement à 384 millions en 1936-1937. L’importance du nombre des fonctionnaires a déjà été soulignée ; on en trouve

(1) Reichsgesetzblatt, 1935, I, 508.

sept mille à l’administration centrale dont près d’un millier sont occupés aux services financiers du Front du Travail (Trésor, budget et administration du patrimoine). Les émoluments du personnel sont plus importants à l’administration centrale qu’en province où ils sont relativement faibles. Un grand nombre de fonctionnaires subalternes, 120.000 personnes, d’ailleurs ne sont pas payés et travaillent bénévolement, à titre « honorifique ».

Neuf millions de marks sont en outre consacrés à l’éducation « morale » des fonctionnaires politiques.

D’après les pièces officielles, notamment d’après les discours du Dr Ley, le autres dépenses ont été réparties de la sorte en 1934 : quatre-vingt millions ont servi à allouer des secours aux ouvriers (secours en cas d'invalidité, d'accidents, de vieillesse, de chômage). En 1936 le chiffre des secours a atteint 109 millions ; le service des consultations juridiques a coûté 12 millions.

Six millions ont servi à créer et à faire fonctionner des bureaux d’hygiène populaire destinés à diffuser les mesures préventives en particulier contre les maladies professionnelles.

En 1934 quarante millions ont été consacrés à l’enseignement professionnel dont 18 millions pour l'instruction professionnelle proprement dite, 18 millions pour la presse professionnelle, 4 millions pour les concours professionnels et l’éducation de la jeunesse. Ce chiffre a été porté à 60 millions en 1936.

Les œuvres sociales dans les entreprises

auraient été subventionnées à concurrence de 8 millions de marks.

Hors budget le Front du Travail aurait payé 22 millions de marks à titre de subventions pour les congés dans les mines, la création d’abris pour les ouvriers travaillant à la construction des autostrades, l’œuvre du secours d’hiver.

Cent millions auraient été employés pour la construction de cités-jardins et versés à cet effet à la banque du travail.

- Le budget du Front du Travail n’aurait prévu

en 1934 qu’une allocation de 20 millions de marks à la communauté nationale-socialiste « La Force par la Joie ». Cette communauté doit le plus rapidement possible équilibrer par ses propres moyens son budget dont les dépenses annuelles s’élèveraient actuellement à plus de 100 millions de marks et ne plus recevoir de subvention du Front du Travail. Celle-ci n’a été que de 17 millions en 1935 et 15 millions en 1936. Il importe en effet de remarquer que si les cotisations ou les droits perçus sur les adhérents sont faibles, le principe d’une taxe spéciale a été maintenu comme étant le seul de nature à provoquer un effet personnel du travailleur.

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