I. LA POSITION DOCTRINALE A L'ÉGARD DES SYNDICATS
La conception nationale-socialiste des problèmes sociaux et la présence d’associations ouvrières groupant un grand nombre d’adhérents expliquent la position prise par le parti nationalsocialiste à l’encontre des syndicats.
Sans doute Hilter a-t-il reconnu lui-même que les syndicats ont représenté pour l’Allemagne une étape nécessaire et une école pour la formation des chefs. « Si dans un temps où la communauté organisée de la nation, l’État ne s’occupe presque pas de lui, l’ouvrier ne veut pas abandonner la sauvegarde de ses droits vitaux humains à l’arbitraire aveugle de personnes en partie peu conscientes de leur responsabilité, souvent même sans cœur, il faut qu’il prenne lui-même leur défense enmain » (Mon Combat).
Il ne pouvait être cependant question -de créer des syndicats nationaux-socialistes. Les mobiles syndicaux auraient pu finir par prendre le pas sur les buts politiques. De plus «un syndicat pro-
fessionnel national-socialiste ne voyant sa mission que dans la rivalité avec les syndicats marxistes serait pire que nul syndicat. Il faut qu'il déclare la guerre au sy ndicat marxiste, non seulement comme organisation, mais notamment comme idée » {Mon Combat).
Cependant Hitler avait à un moment envisagé la constitution d’un syndicat professionnel où auraient été groupés des personnes du même métier et dont le but aurait été de travailler à assurer « la sécurité de l’économie nationale et d'en affermir la force en corrigeant et éliminant tous les inconvénients qui, dans leurs dernières conséquences, exercent une influence destructrice sur l’organisme national, portent préjudice à la force active de la communauté nationale. donc à celle de l’État et en dernier lieu sont la cause de pertes et de désastres pour l’économie elle-même. »
Cette conception qui n’est d’ailleurs pas celle d’un véritable syndicat au sens juridique du terme, mais celle d’une fédération d° organisations professionnelles est celle que aliens partiellement le Front du Travail, tout au moins à son origine.