‹ Le fruit defendu comedie en trois actes, en versChapitre 51 sur 68 · JALABERT, DE VARENNE · texte numérisé non relu

JALABERT, DE VARENNE

De Varenne!

DE VàRENNEj à la porto du fond .

Bonjour, l’ami!

JALABERT

DE VARENNE

Bonjour, le plus heureux des hommes!

Novis voilà donc enfin à Paris!... nous y sommes!... Que c’est grand! que c’est beau!... Tais-toi, ne me dis J'ai besoin d’admirer... cela me fait du bien!...

Je suis comme les fleurs de ta vieille campagne.

Mon cœur s’épanouit quand le soleil le gagne !

Et le soleil, le seul qui ne pâlisse pas.

C’est Paris!... J’étouffais, je desséchais là-bas;

Un fol entêtement m’empêchait de me plaindre;

Mais tant pis, je suis las de souffrir et de feindre.

Je suis las de pêcher du matin jusqu’au soir;

De manger tous les jours des goujons, et d’en voir!

Las surtout d'admirer la lune et les étoiles!

Vive Paris! J’y veux rentrer à pleines voiles!

Ce brave Jalabert! ... tu te moquais de moi.

N’est-ce pas? Enterré sous un saule, à Brunoy,

Ton pauvre ami devait te paraître bien drôle !... Pendant six mois, j’ai pris au sérieux mon rôle; Tremblant pour mon honneur, que nul ne menaçait. Dans cette Thébaïde où l’ennui seul passait,

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