J AL A B ER T
Pauvre garçon !
DE VARENNK.
Tu mènes, je le vois, grand train et grande vie;
Tu dois terriblement t’amuser?
J ALABERT.
Je m’ennuie!...
Aux plaisirs de Paris je me suis condamné,
Je regrette les champs.
DE VARENNE
Malheureux!
JALABERT
J’y suis né!...
— Je pensais ce matin à te rejoindre.
Mouvement de de Varenne.
Écoute :
Nous avons tous les deux pris une fausse route ;
De nos femmes, exprès, contrariant les goûts.
Nous avons, je le crains, agi comme des fous.
Le docteur Desrosiers, dont souvent je me moque,
— Parce que, quand j'ai tort, son gros bon sens me choque. Avait tout arrangé pour le mieux au total.
— Nous pouvons en sortir encor sans trop de mal. Sortons-en!... Qu'en dis-tu, Parisien farouche?
DE VARENNE
Je dis que la sagesse a parlé par ta bouche.
JALABERT
Je compte racheter une terre à Brunoy...
DE VARENNE
Je compte racheter un hôtel près de toi...
JALABERT
Pour y recommencer mon existence ancienne.
DR VARENNE
Pour en finir avec les ennuis de la mienne.
JALABERT
Je veux que ce soit simple.
DE VARENNE
Et moi, que ce soit beau !
Moment de tilcnce. — II» »e regardent l'un l'autre. JALABERT.
Je te rends ton hôtel!
DE VARENNE
Je te rends ton château !