‹ Le fruit défendu (volume 4)Chapitre 27 sur 33 · LA TOISON D^OR · texte numérisé non relu

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cendre ; ces bouches , entr'ouvertes par des sourires peints , rappellent de véritables sourires à jamais envolés. Quel dommage, en effet, que les femmes de Raphaël, de Gorrége et de Titien ne soient que des ombres impalpables ! et pourquoi leurs modèles n'ont-ils pas reçu comme leurs peintures le privilège de l'immortalité ! — Le sérail du plus voluptueux sultan serait peu de chose à côté de celui que l'on pourrait composer avec les odalisques de la peinture, et il est vraiment dommage que tant de beauté soit, perdue.

Tous les jours Tiburce allait à la cathédrale et s'abîmait dans la contemplation de sa Madeleine bien aimée, et chaque soir il en revenait plus triste , plus amoureux et plus fou que jamais. — Sans aimer de tableaux , plus d'un noble cœur a éprouvé les souffrances de notre ami en voulant soufUer

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son âme à quelque morne idole qui n'avait de la vie que le fantôme extérieur, et ne comprenait pas plus la passion qu'elle inspirait qu'une figure coloriée.

A l'aide de fortes lorgnettes notre amoureux scrutait la beauté jusque dans les louches les plus imperceptibles. Il admirait la finesse du grain , la solidité et la souplesse de la pâte , l'énergie du pinceau , la vigueur du dessin , comme un autre admire le velouté de la peau , la blancheur et la belle coloration d'une maîtresse vivante : sous prétexte d'examiner le travail de plus près , il obtint une échelle de son ami le bedeau, et, tout frémissant d'amour, il osa porter une main téméraire sur l'épaule de la Madeleine. 11 fut très surpris , au lieu du moelleux satiné d'une épaule de femme, de ne trouver qu'une surface âpre et rude comme une lime , gaufrée et

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martelée en tous sens par rimpétuosité de brosse du fougueux peintre. Celte découverte attrista beaucoup Tiburce , mais dès qu'il fut redescendu sur le pavé de l'église son illusion le reprit.

Tiburce passa ainsi plus de quinze jours dans un état de lyrisme transcendental , tendant des bras éperdus à sa chimère, implorant quelque miracle du ciel. — Dans les moments lucides il se résignait à chercher dans la ville quelque type se rapprochant de son idéal , mais ses recherches n'aboutissaient à rien. Car Ion ne trouve pas aisément , le long des rues et des promenades , un pareil diamant de beauté.

Un soir, cependant, il rencontra encore à l'angle de la place de Meïr le charmant regard bleu dont nous avons parlé : cette fois la vision disparut moins vite, et Tiburce eut le temps de voir un délicieux

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visage encadré d'opulentes touffes de cheveux blonds , un sourire ingénu sur les lèvres les plus fraîches du inonde. Elle hâta le pas lorsqu'elle se sentit suivie , mais Tiburce en se maintenant à distance put la voir s'arrêter devant une bonne vieille maison flamande, d'apparence pauvre, mais honnête. Comme on tardait un peu à lui ouvrir, elle se retourna un instant, sans doute par un vague instinct de coquetterie féminine, pour voir si l'inconnu ne s'était pas découragé du trajet assez long qu'elle lui avait fait parcourir. Tiburce, comme illuminé par une lueur subite, s'aperçut qu'elle ressemblait d'une manière frappante — à la Madeleine.

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La maison où était entrée la svelte figure avait un air de bonhomie flamande tout à fait patriarcal ; elle était peinte couleur rose sèche avec de petites raies blanches pour figurer les joints de la pierre ; le pignon

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deiuiculé en marches d'escalier , le toit fenestré de lucarnes à volutes, l'imposte représentant avec une naïveté toute gothique l'histoire de Noé raillé par ses fils, le nid de cigogne, les pigeons se toilettant au soleil, achevaient d'en compléter le caractère : on eût dit une de ces fabriques si communes dans les tableaux de Breughel ou de Teniers.

Quelques brindilles de houblon tempéraient par leur verdoyant badinage ce que l'aspect général pouvait avoir de trop strict et de trop propre. Des barreaux faisant le ventre grillaient les fenêtres inférieures, el sur les deux premières vitres étaient appliqués des carrés de tulle semés de larges bouquets de broderie à la mode bruxelloise ; dans l'espace laissé vide par le renflement des barres de fer se prélassaient deux pots de faïence de la Chine contenant quelques

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œillets étiolés et d'apparence maladive , malgré le soin évident qu'en prenait leur propriétaire; car leurs têtes languissantes étaient soutenues par des cartes à jouer el un système assez compliqué de petits échafaudages de brins d'osier. — Tiburce remarqua ce détail, qui indiquait une vie chaste et contenue, tout un poëme de jeunesse et de pureté.

Comme il ne vit pas ressortir, au bout de deux heures d'attente, la belle Madeleine au regard bleu , il en conclut judicieusement qu'elle devait demeurer là ; ce qui était vrai : il ne s'agissait plus que de savoir son nom, sa position dans le monde , de lier connaissance avec elle et de s'en faire aimer : peu de chose en vérité. Un Lovelace de profession n'y eût pas été empêché cinq minutes; mais le brave Tiburce n'était pas un Lovelace : au contraire, il était hardi en pensée,

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timide en action ; personne n'était moins habile à passer du général au particulier, et il avait en affaires d'amour le plus formel besoin d'un honnête Pandarus qui vantât ses perfections et lui arrangeât ses rendezvous. Une fois en train, il ne manquait pas d'éloquence; il débitait avec assez d'aplomb la tirade langoureuse , et faisait l'amoureux au moins aussi bien qu'un jeune premier de province ; mais, à l'opposé de Petit-Jean , l'avocat du chien Citron , ce qu'il savait le moins bien, c'était son commencement.

Aussi devons-nous avouer que le bon Tiburce nageait dans une mer d'incertitudes, combinant mille stratagèmes plus ingénieux que ceux de Polybe pour se rapprocher de sa divinité ; ne trouvant rien de présentable, comme don Cléofas du Diable Boiteux , il eut l'idée de mettre le feu à la maison afin d'avoir l'occasion d'arracher son infante du

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sein des flammes et lui prouver ainsi son courage et son dévouement; mais il réfléchit qu'un pompier, plus accoutumé que lui à courir sur les poutres embrasées , pourrait le supplanter, et que d'ailleurs cette manière de faire connaissance avec une jolie femme était prévue par le Code.

En attendant mieux , il se grava bien nettement au fond de la cervelle la configuration du logis , prit le nom de la rue et s'en retourna à son auberge assez satisfait , car il avait cru voir se dessiner vaguement derrière le tulle brodé de la fenêtre la charmante silhouette de l'inconnue, et une petite main écarter le coin de la trame transparente, sans doute pour s'assurer de sa persistance vertueuse à monter la faction , sans espoir d'être relevé , au coin d'une rue déserte d'Antwerpen. — Était-ce une fatuité de la part de ïiburcc ,

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et n'avait-il pas une de ces bonnes fortunes ordinaires aux myopes qui prennent les linges pendus aux croisées pour l'écliarpc de Juliette penchée vers Roméo , et les pots de giroflée pour des princesses en robe de brocart d'or? Toujours est-il qu'il s'en alla fort joyeux, et se regardant lui-même comme un des séducteurs les plus triomphants. — L'hôtesse des Armes-du-Brabant et sa servante noire furent étonnées des aifs d'Amilcar et de tambour-major qu'il se donnait, il alluma son cigare de la façon la plus résolue , croisa ses jambes et se mit à faire danser sa pantoufle au bout de son pied avec la superbe nonchalance d'un mortel qui méprise parfaitement la création et qui sait des bonheurs inconnus au vulgaire des hommes ; il avait enfin trouvé le blond. Jason ne fut pas plus heureux en décrochant de l'arbre enchanté la toison merveilleuse.

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Notre héros est dans la meilleure des situations possibles : un vrai cigare de la Havane à la bouche , des pantoufles aux pieds , une bouteille de vin du Rhin sur sa table , avec les journaux de la semaine passée et une jolie petite contrefaçon des poésies d'Alfred de Musset.

Il peut boire un verre et même deux de de Tockayer, lire Namouna ou le compte rendu du dernier ballet ; il n'y a donc aucun inconvénient à ce que nous le laissions seul pour quelques instants ; nous lui donnons de quoi se désennuyer, si tant est qu'un amoureux puisse s'ennuyer; nous retournerons sans lui , car ce n'est pas un homme à nous en ouvrir les portes , à la petite maison de la rue Kipdorp, et nous vous servirons d'introducteur. — Nous vous ferons voir ce qu'il y a derrière les broderies de la fenêtre basse , car pour premier ren-

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seigiiemeiit nous devons vous dire que l'héroïne de cette nouvelle habite au rez dechaussée , et qu'elle s'appelle Gretchen , nom qui, pour n'être pas si euphonique qu'Ethelwina ou Azélie , paraît d'une suffisante douceur aux oreilles allemandes et néerlandaises.

Entrez après avoir soigneusement essuyé vos pieds , car la propreté flamande règne ici despotiqueraent. — En Flandre l'on ne se lave la figure qu'une fois la semaine , mais en revanche les planchers sont échaudés et grattés à vif deux fois par jour. — Le parquet du couloir, comme celui du reste de la maison , est fait de planches de sapin dont on conserve le ton naturel , et dont aucun enduit n'empêche de voir les longues veines pales et les nœuds étoiles ; il est saupoudré d'une légère couche de sable de mer soigneusement tamisé , dont

le grain retient le pied et empêche les glissades si fréquentes dans nos salons où l'on patine plutôt que Ton ne marche. — La chambre de Gretchen est à droite, c'est cette porte d'un gris modeste dont le bouton de cuivre écuré au tripoli reluit comme s'il était d'or ; frottez encore une fois vos semelles sur ce paillasson de roseaux ; l'empereur lui-même n'entrerait pas avec des bottes crottées.

Regardez un instant ce doux et tranquille intérieur ; rien n'y attire l'œil ; tout est calme , sobre , étouffé ; la chambre de Marguerite elle-même n'est pas d'un effet plus virginalement mélancolique : c'est la sérénité de l'innocence qui préside à tous ces petits détails de charmante propreté.

Les murailles, brunes de ton et revêtues à hauteur d'appui d'un lambris de chêne , n'ont d'autre ornement qu'une madone de

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plâtre colorié, habillée d'étoft'es comme une poupée, avec des souliers de satin, une couronne de moelle de roseau , un collier de verroterie et deux petits vases de fleurs artificielles placés devant elle. Au fond de la pièce, dans le coin le plus noyé d'ombre, s'élève un lit à quenouilles de forme ancienne et garni de rideaux de serge verte et de pentes h grandes dents ourlées de galons jaunes ; au clievet, un Christ , dont le bas de la croix forme bénitier , étend ses bras d'ivoire sur le sommeil de la chaste créature.

Un bahut qui miroite comme une glace à contrejour , tant il est bien frotté ; une table h pieds tors posée auprès de la fenêtre et chargée de pelotes , d'écheveaux de fil et de tout raltiraiî de l'ouvrière en dentelles ; un grand fauteuil en tapisserie, quelques chaises à dossier de forme Louis XIII, comme

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on en voit dans les vieilles gravures d'Abraham Bosse , composent cet ameublement d'une simplicité presque puritaine.

Cependant nous devons ajouter que Gretcben, pour sage qu'elle fût, s'était permis le luxe d'un miroir en cristal de Venise à bi-, seau entouré d'un cadre d'ébène incrusté de cuivre. Il est vrai que pour sanctifier ce meuble profane, un rameau de buis bénit était piqué dans la bordure.

Figurez - vous Gretchen assise dans le grand fauteuil de tapisserie, les pieds sur un tabouret brodé par elle-même, brouillant et débrouillant avec ses doigts de fée les imperceptibles réseaux d'une dentelle commencée ; sa jolie tête penchée vers son ouvrage est égayée en dessous par mille reflets folâtres qui argentent de teintes fraîches et vaporeuses l'ombre transparente qui la baigne ; une délicate fleur de jeunesse ve-

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loute la santé un peu hollandaise de ses joues dont le clair-obscur ne peut atténuer la fraîcheur ; la lumière, filtrée avec ménagement par les carreaux supérieurs, satine seulement le haut de son front et fait briller comme des vrilles d'or les petits cheveux follets en rébellion contre la morsure du peigne ; faites courir un brusque filet de jour sur la corniche et sur le bahut, piquez une paillette sur le ventre des pots d'étain ; jaunissez un peu le Christ, fouillez plus profondément les plis raides et droits des rideaux de serge, brunissez la pâleur modernement blafarde du vitrage, jetez au fond de la pièce la vieille Barbara armée de son balai, concentrez toute la clarté sur la tète, sur les mains de la jeune fille, et vous aurez une toile flamande du meilleur temps, que Terburg ou Gaspard Netscher ne refuserait pas de signer.

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Quelle différence entre cet intérieur si net, si propre, si facilement compréhensible, et la chambre d'une jeune fille française, toujours encombrée de chiffons, de papier de musique , d'aquarelles commencées ; où chaque objet est hors de sa place, où les robesdépliées pendent sur le dosdes chaises, où le chat de la maison déchiffre avec ses griffes le roman oublié à terre ! — Gomme l'eau où trempe cette rose à moitié effeuillée est limpide et cristalline ! comme ce linge est blanc, comme ces verreries sont claires ! — Pas un atome voltigeant, pas une peluche égarée.

Metzu, qui peignait dans un pavillon situé au milieu d'une pièce d'eau pour conserver l'intégrité de ses teintes, eût travaillé sans inquiétude dans la chambre de Gretchen. La plaque de fonte du fond delà cheminée y reluit comme un bas-relief d'argent.

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Maintenant une crainte vient nous saisir : est-ce bien l'héroïne qui convient h notre héros? Gretchen est - elle véritablement l'idéal de Tiburce ? Tout cela n'est-il pas bien minutieux, bien bourgeois, bien positif? n'est-ce pas là plutôt le type hollandais que le type flamand, et pensez-vous, en conscience , que les modèles de Rubens fussent ainsi faits? N'étaient-ce pas de préférence de joyeuses commères, hautes en couleur, abondantes en appas, d'une santé violente , à l'allure dégingandée et commune, dont le génie du peintre a corrigé la réalité triviale? Les grands maîtres nous jouent souvent de ces tours-là. D'un site insignifiant, ils font un paysage délicieux; d'une ignoble servante, une Vénus ; ils ne copient pas ce qu'ils voient , mais ce qu'ils désirent.

Pourtant Gretchen , quoique plus mi-

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gnonne et plus délicate, ressemble vraiment beaucoup à la Madeleine de Notre- Dame d'Anvers, et la fantaisie de Tiburce peut s*y arrêter sans déception. Il lui sera difficile de trouver un corps plus magnifique au fantôme de sa maîtresse peinte.

Vous désirez sans doute , maintenant que vous connaissez aussi bien que nous-mêmes Gretchen et sa chambre, — l'oiseau et le nid, — avoir quelques détails sur sa vie et sa position. — Son histoire est la plus simple du monde : — Gretchen , fille de petits marchands qui ont éprouvé des malheurs, est orpheline depuis quelques années ; elle vit avec Barbara , vieille servante dévouée , d'une petite rente, débris de l'héritage paternel, et du produit de son travail ; comme Gretchen fait ses robes et ses dentelles, qu'elle passe même chez les Flamands pour un prodige de soin et de propreté, elle peut

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quoique simple ouvrière être mise avec une certaine élégance et ne guère différer des filles de bourgeois : son linge est fin , ses coiffes se font toujours remarquer par leur blancheur ; ses brodequins sont les mieux faits de la ville ; car, dût ce détail déplaire à Tiburce, nous devons avouer que Gretchen a un pied de comtesse andalouse , et se chausse en conséquence ; c'est du reste une fille bien élevée ; elle sait lire , écrit joliment, connaît tous les points possibles de broderie, n'a pas de rivale au monde pour les travaux d'aiguille et ne joue pas du piano : ajoutons qu'elle a en revanche un talent admirable pour les tartes de poires, les carpes au bleu et les gâteaux de pâte ferme, car elle se pique de cuisine comme toutes les bonnes ménagères, et sait préparer, d'après les recettes particulières, mille petites friandises fort recherchées.

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Ces détails paraîtront sans doute d'une aristocratie médiocre , mais notre iiéroine n*est ni une princesse diplomatique, ni une délicieuse femme de trente ans, ni une cantatrice à la mode ; c'est tout uniment une simple ouvrière de la rue Kipdorp , près du rempart, à Anvers ; mais comme à nos yeux les femmes n'ont de distinction réelle que leur beauté, Gretchen équivaut à une duchesse h tabouret, et nous lui comptons ses seize ans pour seize quartiers de noblesse.

Quel est l'état du cœur de Gretchen? — L*état de son cœurest des plus satisfaisants; elle n'a jamais aimé que des tourterelles café au lait, des poissons rouges et d'autres menus animaux d'une innocence parfaite, dont le jaloux le plus féroce ne pourrait s'inquiéter. Tous les dimanches elle va entendre la grand' messe à l'église des Jésuites,

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