‹ Le fruit défendu (volume 5)Chapitre 3 sur 5 · CÉCILE · texte numérisé non relu

CÉCILE

Vous avez beau dire , la belle avance de n'avoir que sa conscience pour soi! on ne se marie pas avec sa conscience, par exemple. Croyez-vous donc qu'on vienne me chercher à cette heure? Il n'est pas un garçon à deux lieues à la ronde qui veuille de moi.

LE NOTAIRE

Cela n'est pas ma faute. En vérité, parce que j'ai sauté trois ou quatre fois par-dessus ce mur , le plus innocemment du monde , n'allez-vous pas dire que tout est perdu ?

<i56 LE BOUQUET DE VIOLETTES.

CECILE qui, à force de contorsions, parvient à pleurer, — de ces larmes trompeuses que toutes les femmes ont à leur service.

Enfin , monsieur , n'en parlons plus ; je saurai bien souffrir toute seule sans trop me plaindre.

LE NOTAIRE, attendri, saisissant la main de Cécile.

Cécile, vous pleurez ?

CÉCILE, plus éplorée.

Non , monsieur , non , monsieur , je ne pleure pas. Au contraire.

A cet instant suprême la femme du notaire leva la tête au-dessus du mur.

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