EAUX
Les eaux calmes s^obtiennent par un procédé bien simple : après avoir eu soin de couvrir le plan des eaux, comme nous favons déjà fait pour le ciel, par une teinte écrasée sous la ouate, on indique au fusain les reflets des objets par des travaux perpendiculaires, dépassant le ton que l’on désire obtenir, car le passage du pinceau dit blaireau, quàl sera nécessaire d^employer dans ce même sens perpendiculaire pour briser f éclat du travail et lui donner de la profondeur, atténue Fintensité de ce travail même. On indique ensuite à la mie de pain les vibrations de la lumière, les reflets des objets éclairés et des nuages, les sillages et les rides de Feau, effets accidentels qui contribuent à faire sein-
tiller sa surface. On obtient ainsi des tons très-transparents et profonds. La ouate peut dans ce cas s'employer à défaut de blaireau; l’estompe de papier et le tortillon dans des parties restreintes remplissent le meme office.
Quant aux eaux mouvementées ^ leur agitation offrant d'autres aspects , on arrive à les rendre^ par des travaux analogues à ceux d'un ciel nuageux, en enlevant à la mie de pain les bouillonnements de l'eau sur un ton obtenu par le passage de l'estompe ou de la ouate, et en modelant les ondulations par un travail alterné de fusain et d'estompe.