EXPLIQUEZ-MOI ÇA
Coincidences.—1Il y a un fait qui m'avait frappé, c'est qu'avant mon départ de France, ayant été
voir mes amis d’Aiguebelle, je descendis à Lyon à l'Hôtel des courriers, et là je fis la connaissance de Mr. Théodore de St. Pierre dont la noblesse remonte aux croisades. Ce monsieur connaissait un de vos hommes publics, et il m’engagea à venir ‘au Canada. Je m’embarque donc à Liverpool et, chose singulière, la première personne que je rencontre en arrivant ici est M. G....... St. P......... chez la mère de qui j'ai logé pendant dix-huit mois.
AU RÊVÉREND PÈRE MOTHON.
Mon Révérend Père.—-Vendredi dernier 19 novembre 1877, je me rendis à la bibliothèque du Parlement avec l'intention de chercher dans l’Univers un article qui m'avait frappé pendant mon séjour chez le Rév. Père Arnauld.
Ne le trouvant pas, j'eus alors l’idée de voir, si, aux époques les plus importantes de ma vie, c’està-dire le 8 avril 1874, où je donnai ma première conférence devant ces Messieurs du Séminaire, et le 30 du même mois où j'en donnai une autre devant Sa Grâce Monseigneur l’Archevêque de Québec et l'amiral français Thomasset, il n’y avait pas quelque chose qui pût me donner des preuves avec lesquelles je parvinsse à convaincre les Canadiens de faire ce que je dis.
Quel ne fut pas mon étonnement aux dates indiquées (voir le 8 avril et le ler mai, mais l’article est du 80), de trouver de Louis Veuillot que je ne connais que de nom, deux articles indiquant par avance ce que je devais entreprendre plus tard, mais ce dont je n'avais pas alors la moindre idée, bien que je m'efforçasse d’être utile aux enfants et d'adoucir leur travail.
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Les deux Nos. du journal en question sont à lire tout entiers : car ils dévoilent l’action providentielle et je suis persuadé que le pape doit en avoir connaissance.
Mais il y a plus : l'autre jour, je me rends à la salle de lecture du parlement pour lire l'Univers ; mais, cette fois, avec l'espérance que j'y trouverais de nouvelles indicatiors. Effectivement, à la date du 20 novembre 1877; je vois que, dans le National, M. Sarcey parle d’un ordre religieux qui n'existe pas encore : l’ordre de la Vis. du Mans. J'ouvre la vie de la bienheureuse Marguerite-Marie, par M. l’abbe Em. Bougaud et, en lisant la scène qui s’est passée le 20 novambre 1677; j'arrive à la conviction que le Canada a été miraculeusement préservé des malheurs de la France et que'les Canadiens ont pour mission de réparer le mal que Louis XIV aurait pu empêcher. Si je dis vrai et qu'on ne veuille pas tenir compte de mes observation, j'aurai peut-être tort dans ce monde ici (et ce n'est pas sûr,) mais j'aurai certainement raison dans l’autre. |
Agréez, Mon Révérend Père, l’assurance du profond respect avec lequel j'ai l'honneur d’être votre très-humble serviteur. |