CHAPITRE XXVII
;es, il fut mis dans le désordre le plus complet.
derrière lui avec ma brigade, ajoutait-il ; à 8-je franchi ce malheureux petit pont que, 1 hussard démonté, je lui demandai où était ïral. « Oh! le général, il est bien f... et son issi. » Je chargeai à mon tour, et bientôt i le môme sort que votre père et fus vigoureumiené. »
ant, nous avions gagné un peu de terrain, commençait à être ébranlé ; Murât avait fait e dangereux défilé aux cuirassiers du général al ; l'infanterie du général Legrand, du corps , arrivait sur la droite de Tennemi : « Alors^ ,,je me portai vigoureusement en avant avec ivision d'Hautpoul ; ce mouvement a été décri général de : Vive l'Empereur! Rallions- )rince! s'est fait entendre, une charge générale : tout a été culbuté, infanterie, cavalerie et
Le village de Hof avait été enlevé, et Tinfangénéral Legrand y arrivait presque en môme e la cavalerie* Benningsen envoya des troupes lour le reprendre, elles furent repoussées par ie et prises à revers par les cuirassiers qui pédans les carrés et jonchèrent le champ de ba- :00 morts ou blessés. Sir Robert Wilson cite le extraordinaire de deux bataillons russes foulés par leur propre cavalerie fuyant devant la nôtre, altat de ce combat fut la prise de 9 canons, ix, 7 à 800 prisonniers ; enfin, pour l'ennemi, îde 12 à 1,500 hommes. Murât dit dans son l'Empereur :
i4 TRADITIONS ET SOUVENIRS
« La cavalerie de jVotre Majesté a mérité aujourd'hui les éloges que vous lui avez si souvent prodigués. Votre Majesté a vu avec quelle audace elle est revenue à la charge; les dragons ont chargé après le général Colbert; après avoir pris quatre pièces de canon, arrêtés par le feu de trois régiments d'infanterie, ils ont dû céder, mais j'étais déjà en avant du défilé avec la division du général d'Hautpoul ; » et il termine en disant : « Sire, je dois les plus grands éloges aux généraux Belliard, d'Hautpoul, Klein, Saint - Sulpice, Pinard et Colbert (1). »
Ces éloges avaient été chèrement achetés par mon père : ses deux régiments avaient beaucoup souffert, plusieurs officiers avaient été tués, blessés ou pris: enfin un de ses aides de camp, Brunel, qu'il aimait tendrement et dont le maréchal Ney avait plus d'une fois vanté la valeur, avait été tué.
Les Français bivouaquèrent sur les hauteurs du Hot où l'Empereur établit son quartier général. Les Rus* ses se placèrent d'abord en avant de Landsberg, couverts par une petite rivière, la Stein, puis ils profitèrent de la nuit pour se retirer sur Preussich-Eylau, où ils arrivèrent le 7 au matin, laissant en avant de la vill^ \m corps d'environ 1J),000 hommes. A deux heures après midi, le grand-duc de Berg, soutenu par le corps du maréchal Soult, arrivait en présence de cette arrièregarde. Le maréchal la fit aussitôt attaquer par son infanterie. La lutte fut des plus vives ; l'ennemi s'étau retiré dans la ville, l'Empereur donna ordre de l'en chas
(1) Voir les Pièces justificatives.