‹ Le général Auguste Colbert,Chapitre 24 sur 150 · CHAPITRE XXYIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXYIII

erie légère. Bien qu'il fût occupé plus fortement qu'on le le supposait, le village fut emporté, les trois batailons russes qui le défendaient fort maltraités ; on leur ;ua beaucoup de monde, on en prit deux à trois cents, )armi lesquels le général major de Eorf et plusieurs )fficiers supérieurs. Les Russes ayant été renforcés 3ar des troupes venues de Zechern, le maréchal se con- ;«nta de se maintenir dans ses positions, sans vouloir s'engager davantage. « Comme il devient certain, maniait-il au quartier général, que les lettres interceptées par le général Colbert, hier, contiennent la vérité, je crois nécessaire, pour ne pas compromettre, en avançant, mon corps d'armée, de me replier sur AUenstein. J'envoie à Osterode le général fait prisonnier; il est disposé à donner tous les renseignements, pourvu qu'on ne lui fasse pas de mal (1) (ce sont là ses expressions) ; aussi, avec des caresses, on peut en tirer des lumières. » Puis il ajoutait : « Le 6® léger s'est couvert de gloire dans l'attaque de Peterswàlde. » On est étonné de ne pas voir le maréchal citer les noms du général de brigade Liger-Belair, du colonel Laplane, auxquels revenait une grande part de l'honneur de la journée. Mais il en était souvent ainsi à cette époque : il y avait des gens dont la réputation était si bien établie, qu'ils semblaient au-dessus de l'éloge. Dans cette même journée, toutes les attaques faites sur la rive droite de l'Aile avaient été repoussées par les généraux Colbert et La- 8aUe(2).

(i) Arcbiyes du dépôt de la guerre.

(^) tUpport du maréchal Ney.

Malgré ce succès, le maréchal Ney crut devoir faire ses préparatifs pour se porter le lendemain plus en arrière : il fit replier le 39® de ligne sur Schmolainen, à Texception de quelques compagnies laissées dans la forêt pour couvrir le mouvement de retraite qui devait s*opérer le lendemain à quatre heures du matin.

Le lendemain 27, en effet, les divisions des généraux Marchand et Gardanne abandonnèrent les positions qu'elles occupaient pour se diriger sur AUenstein. Les généraux Belair et Colbert, qui avaient passé sur la rive gauche de TAlle pour les soutenir, et qui s'étaient maintenus le plus longtemps possible à Schmolainen, se retirèrent sur la droite, détruisant les passages et créant tous les obstacles qui pourraient arrêter Tennemi. Le général Colbert fermant la marche avec le 39^ et le 10® de chasseurs, arriva à Guttstadt, qu'il ne quitta qu'à midi et demi, suivant et couvrant le corps d'armée qui se dirigeait sur AUenstein.

On était en route depuis deux heures, lorsque tout à coup une nuée de Cosaques fondit sur Tarrière-garde. Les voltigeurs et quelques compagnies du 39® les attendirent à bout portant et firent un feu très meur^ trier qui commença à jeter le désordre parmi eux ; le 10^ de chasseurs les chargea alors, et en sabra et prit une trentaine. Leur audace sembla d^abord im peu calmée par cette réception, ils se bornaient depuis quelque temps à suivre en faisant le coup de pistolet, lorsqu'à la sortie du village de Spiegelberg, ils firent une charge générale en poussant des cris affreux; cette fois, ils eur rent à essuyer tout le feu d'un bataillon qui en jeta un grand non^bre parterre; puis le 10® de chasseurs i se

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