‹ Le général Auguste Colbert,Chapitre 39 sur 150 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

considération que j*ai réussi dans tout ce que j*ai fait »(1).

Dans une lettre déjà citée à Joseph : <x Ce ne sont point les hommes que je compte dans mon armée, mais les hommes qui ont de Texpérience et de la valeur (2). »

« Portez attention à la bonne discipline de vos trou^ pes; un mois de relâchement cause un mal qui ne peut être réparé que par six mois de soin (3). »

Parlant de son frère Jérôme, il dit : « Je Tai jeté exprès dans un commandement isolé et en chef, car je ne crois pas au proverbe que, pour savoir commander, il faut savoir obéir » (4).

On aurait beaucoup à citer... Oui sans doute, c'est un curieux spectacle que celui de ce merveilleux esprit auquel rien n'échappe, qui comprend tout, qui empreint de son génie tout ce qu'il touche ; mais c'est un spectacle plus grand encore et bien digne d'attention que de voir le même honune, un des plus grands par la puissance et par le génie qu'ait produits l'humanité, attirer sur lui, sur nous, des désastres jusqu'alors inconnus, laisser sans doute après lui de grandes choses, le souvenir d'une gloire immense, mais aussi des aspirations, des illusions remplies de périls. Dans les prenaiers jours d'avril il quitta Osterode pour s'établir au château de Finkenstein.

Voici quelle était vers la fin de ce mois la position de

(*) Correspondance de Napoléon, t. XIV, n» 11,911. {2)/i«.. t. XV, no 12,530.

i^)Ibid.,t, XV, no 12,382.

Wi6«., t. XV, no 12,330.

Tarmée française, laquelle resta à peu de chose près la môme jusqu'à la fin de mai.

J'ai déjà souvent parlé de TAlle et de la Passarge; ces deux rivières%prennent leur source à peu de distance Tune de l'autre près d'Hohenstein, formant entre elles un angle assez peu ouvert. La première coule vers le nord en passant par Bergfried, Guttsladt, Heilsberg, Schippenbeil et va se jeter dans la Prégel ; l'autre, coulant au nord, après une course de 20 à 25 lieues, se jette dans le Frisches-Haflf près de Braunsberg. Le l^*" corps, celui de Bernadette, occupait la basse Passarge avec des tètes de pont à Braunsberg et à Spanden. Le 4®, commandé par Soult, se liant au premier par ses cantonnements, occupait Liebstadt, Mohrungen, Liebmuhl ; ses avant-postes étaient sur la Passarge avec des tètes de pont près d'Elditten et de Lomitten. A trois .lieues environ, à Test d'Elditten, est Guttstadt sur TAlle: c'est là que le maréchal Ney était avec le 6® corps occupant le poste intermédiaire de Wolfsdorf. En arrière à droite était le maréchal Davout, dont les troupes étaient réparties autour d'Osterode et d'Allenstein ; la garde impériale entourait l'Empereur à Finkenstein ; Lannes était à Marienbourg avec les grenadiers d'Oudinot. La réserve de cavalerie du grand-duc de Berg, qui comptait près de vingt mille chevaux disponibles, était autour d*Elbing et dans File de Nogat.

Zayoncheck avec un corps polonais occupait Neidenbourg. En outre de cette armée, qui était à vrai dire l'armée agissante, le 5® corps était placé en observation sur rOmelef et la Narew; un instant commandé par Savary qui avait remporté, le 1 6 février, un avantage

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