CHAPITRE XXXII
jcieux pour les artistes que de se voir compris, it bonne musicienne. Tout le monde connaît les ^s compositions de sa fille, la reine Hortense. s. soit aux Tuileries, soit à la Malmaison, elle es artistes les plus distingués. L'Empereur lussi assez la musique, surtout la musique itacependant les deux ou trois airs qu'il fredonnait ifois étaient des airs français, son retour de Pologne, Fouché avait fait comar Esménard et Persuis un grand opéra, le le de Frajan. La louange y était si lourde et si aagée, qu*au bout de quelques représentations, •eur le fit interdire.
§ra se dédommagea bientôt; vers la fin de la nnée 1807, en représentant Tœuvre d'un jeune iteur italien^ Spontini : c'est Topera de la Vesi est et restera un chef-d^œuvre.
pératl»ice aimait aussi la peinture, les beaux j; elle se forma une précieuse collection (l)de s anciens et de quelques tableaux modernes, itres plusieurs œuvres de Prud'hon.
le de David était alors dans sa plus grande l'exposition de 1808 contenait des œuvres qui Lors grand bruit : c'était VAtala mise au tombeau^ >det, froide peinture d'un sujet touchant ; les ges, par Gérard, gracieuse composition et bien ) ; mais les deux seuls tableaux qui, à vrai dire, urvécu sont : Napoléon visitant le Champ de
te collection se trouve en grande partie au palais de l*Ermi« inl-Pétersbourg.
bataille d'EylaUy par Gros, ensemble saisissant, et qui renferme des beautés de premier ordre : la tête de Napoléon, des figures d'une grande expression, et des chevaux comme Gros, seul peut-être, a su les faire. Enfin la Justice et la Vengeance divine poursuivant le Crime ^ par Prud'hon, un des plus beaux tableaux qu'ait produits Técole française.
Je me suis laissé entraîner à parler de ces choses qui peuvent servir à faire connaître une époque. Il y a tant de gens aujourd'hui qui croient que sous l'Empire on ne savait faire que l'exercice, et qui sont disposés à penser que tout effort de l'esprit était étouffé par le despotisme î Que de choses n'aurait-on pas à ajouter ! A quelle époque les sciences mathématiques et physiques pénétrèrent-elles plus avant dans la connaissance de la nature ? Laplace, ramenant tous les phénomènes célestes au principe de la gravitation universelle, franchit des limites devant lesquelles s'était arrêté Newton, doutant de son propre génie. Lagrange donnait à l'analyse une perfection, une élégance, une précision de formes qui n'avaient pas encore été atteintes. Peut-on oublier Monge, BerthoUet ?
Et déjà les Poisson, les Thénard, les Gay-Lussac, les Arago, ne marchaient-ils pas sur leurs traces? Cuvier, faisant l'histoire des révolutions du globe, montrait à nos yeux étonnés plusieurs générations d'êtres entièrement disparus. A côté du nom de Cuvier ne faut-il pas placer celui de Geoffroy Saint-Hilaire ? N'est-ce pas encore l'époque où Chateaubriand publiait les récits d'Eudore et V Itinéraire ie Paris à JérusaUin'f Enfin, l'homme que M. Thiers a proclamé le plus grand