‹ Le Général BoulangerChapitre 15 sur 52 · YIII LA CAMPAGNE DE LA DROITE · texte numérisé non relu

YIII LA CAMPAGNE DE LA DROITE

On ne saurait contenter toat le monde et les clémencistes. Pendant que des lecteurs écrivent à leur journal : <( Ne parlez donc plus du général Boulanger! > il en est d'autres qui veulent des explications sur ses faits et gestes, sur ce qu'il pense de la situation, sur ses espérances, etc.

C'est d'ordinaire quand ces derniers sont en majorité que je me hâte le plus d'aller chez le général Boulanger. Je m'y rendis donc le ^o mai 1888.

Deux points principaux semblaient, ce jour-là, intéresser le public : 1'^ De quel œil le général voit-il la droite revendiquer la priorité des idées révisionnistes et en poursuivre l'exécution? 2° Comment le général peutil compter sur la réussite quand la réalisation de ses rêves est remise aux élections de 1889, c'est-à-dire à une échéance bien lointaine?

— « La campagne de la droite, me dit le général, loin de me contrarier, comme on a l'air de le croire, me fait absolument plaisir. Qu'est-ce que je demande? La revision par la dissolution. Qu'elle soit obtenue par un groupe de mon choix ou par un autre, formé soit par

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