AUTOUR DU PALAIS-BOURBON
De IX badauds hurlent sous le nez des agents : « Vive Boulanger! »
On les conduit au poste. Ainsi sera close la série des arrestations.
Sur le pont, la voiture va toujours au pas. On acclame le général qui répond par des saluts.
On s'apprête néanmoins à le suivre, mais, à l'autre entrée du pont, les agents, obéissant à Tordre en question , se développent en double rangée et prennent ainsi tous les manifestants comme dans une souricière.
La voiture fait le tour de l'obélisque et se dirige vers les Champs-Elysées. Cinquante personnes au plus sont parvenues à la suivre. Elle continue placidement sa route, quand, à la hauteur de Ledoyen, un garçon de café, en tablier, crie : « A bas Boulanger! »
Fouette, cocher! Les chevaux prennent le galop. Les manifestants en sont réduits à regarder filer comme le vent la voiture de leur général...