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LE PEUPLE SE PRONONCE

Le io février, ont lieu des élections partielles.

Le général, sollicité par divers comités, dont la plupart il est vrai, ont été formés à l'instigation d'un boulangiste avant la lettre, M. Georges Thiébaud, avait répondu qu'il n'était point candidat.

Les Hautes-Alpes lui donnent spontanément 110 voix; la Gote-d'Or, 9,487 ; La Loire, 13,918 ; Le Loiret, 4,3'6 ; Le Maine-et-Loire, 11,391 ; La Marne, 16,107; La Haute- Marne, 1,664.

Et tous ensemble, après le deuxième tour, 54.671 voix.

C'est assez pour que, le 14 mars, sous un prétexte insignifiant, on le mette en retrait d'emploi.

Il rentre définitivement et discrètement à Paris le 23 mars.

Le 2o, nouvelles élections dans les Bouches-du- Rhùne où, sans s'être présenté, il a 12,083 voix et dans l'Aisne où, toujours sans s'être porté, il a 45,089 voix.

C'est, une fois de plus, le peuple qui le vengera.

Décidément, c'en est trop. La mise en retrait d'emploi ne suffit plus. On le met à la retraite.

Le 8 avril, la Dordogne le nomme député par 59.397 voix. Le même jour, l'Aisne lui donnait de nouveau 11.611 voix et l'Aude 8.499 voix.

Tels ont été, pour le général, les premiers bégaiements du suffrage universel.

Quelques jours encore, et le peuple parlera plus virilement.

Le général est maintenant candidat dans le Nord.

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