‹ Le général Boulanger et la conspiration monarchiqueChapitre 14 sur 24 · MOUTON-DUFRAISSE · texte numérisé non relu

MOUTON-DUFRAISSE

Solution : Pour les même.3 raisons citées

dernière heure, palpant Targent, chargeant des fiacres de brochures et d'imprimés et disparaissant... si bien qu'on ne les revoyait jamais et que la veille des élections, nous recevions des dépêches nous demandant où était le candidat ? Parbleu ! à Paris, où ces honnêtes aspirants députés perdaient dans les tripots l'argent remis pour la cause révisionniste et achevaient la déroute irrémédiable du parti.

Je passe sous silence tous les menus faits de détail survenus pendant cette période et dont la rue Galilée fut le théâtre. Ce sont des à côté de l'histoire : leur place se trouvera dans mon prochain volume.

Bref, mes collaborateurs et moi nous fîmes notre possible, étant données nos faibles ressources, pour stimuler les zèles engourdis, pour réagir contre les trahisons, mais la cause était condamnée et la débâcle commençait.

Le jour des élections approchait ; le gêné-

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ral me fit venir à Londres pour lui porter de l'argent (25.000 francs) dont il avait un besoin urgent ; cette somme fnténergiquement refusée par le comte Dillon et ses représentants, malgré mes instances et mes prières et je me présentai les mains vides à Portland- Place. On craignait tellement de donner de l'argent à Boulanger que le baron Dupérier, sur Tordre du comte Dillon, prit les 140,000 francs qui restaient en caisse rue Galilée et les emporta chez lui pour que MM. Jollivet, Raoult ou moi ne puissions pas exécuter Tordre de notre chef.

Je vis ce jour-là le Général pour la dernière fois, il croyait encore en Tavenir. Il me pria de lui organiser un service de dépêches le jour des élections pour le renseigner heure par heure sur les résultats.

Un de mes cousins devait partir pour Bruxelles; de Paris je lui télégraphierais au fur et à mesure les chifires connus, inmiédiatement il les transmettrait à Londres.

mer ici mes dépenses, dont je possède tous les reçus. Mes excuses à la caisse royaliste de n'avoir pas dépensé davantage.

Je remis le 28 août 1889 en parlant de Londres mon livre de comptes contresigné par M. Dufour et constatant que tout réglé et en ordre je partais pour la France avec 958 fr. 40 cent.

Soit Recettes :

En partant de Londres 958 40

Touché à Paris de M. Raoult, caissier.

le 30 août 1,000 »

le 10 septembre 2,000 »

le 14 — 600 »

le 14 — 600 x>

le 16 — 400

le 19 — 2,000 »

le 21 -^ 800 »

le 22 — 500 »

le 26 -> 1.200 »

Total touché ..... 10, 058 40

I UOHARCHIQVE

Report. . . .

Du 30 août au 22 septembre, voitures

diverses

GraliGcalion à des porteurs et camelots

en province

Frais et dépenses personnelles pour le

service, du 26 août au 22 septembre Mandats envoyés pour distributions de

brochures en province

Total ....

J'avais touché 10.058 fr. 40, j donc pour cette première période francs de ma poche. Le 23 au matïr gédiai tout mon service de la rue J'écrivis au Général et au comte; très restèrent sans réponse. N'état levé de mes fonctions, je restai ru seul, abandonné de tous, sans ordn du hallottage quand je reçus les vis je parle dans un des chapitres suiv

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