V. — La mission de Bourbaki en Angleterre
La disette sous Metz se faisait sentir depuis longtemps ; les chevaux de la cavalerie et de rartillerie disparaissaient chaque jour, servant d'alimentation non seulement à l'armée, mais aussi aux habitants.
A dater du i5 septembre, la ration des chevaux fut réduite à 4 kilogrammes d'avoine mélangée avec du seigle et du blé ; celle des hommes fut réduite à 5oo grammes de pain, à 45 grammes de riz; la ration de sel, à 5 grammes % la ration de cheval fut porté à 4o6 grammes.
Le 20, la ration de sel fut réduite à 2 grammes et demi ; celle du riz à 3o grammes; un jour sur trois, on donna de l'eau-de-vie au lieu de café.
Le 22, la ration des chevaux se composait de moitié paille, moitié betteraves. Plusieurs de ces animaux moururent de faim à la corde, de sorte que le 28, 117 hommes du régiment des guides versèrent dans les magasins leurs colbacks, la giberne, le sabre, les bellières, le mousqueton et furent armés comme l'infanterie.