‹ Le général BourbakiChapitre 61 sur 69 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Après sa blessure, le général Bourbaki rentra à Besançon ; il y resta jusqu'au 20 février; puis il se rendit à Lyon, d'où il repartait quelques jours après pour les Angevinières (commune de Saint-Loup, canton de Grès-en-Bouerre [Mayenne]). Il y acheva sa convalescence. C'est là que nous le trouvons en juin 1871, lorsque le Président de la République, qui était alors M. Thiers, sonda Bourbaki pour lui offrir le commandement du VI* corps d'armée, à Lyon, en lui laissant le lieatenant^olonel Leperche, soit comme aide de camp, soit comme sous-chef d'état^major, à son choix.

Cette nomination était la plus belle réparation qu'on pût lui accorder après la manière dont il avait été traité pendant son commandement à l'armée de l'Est. Il va sans dire que Bourbaki accepta, et le 3 juillet suivant, l'éminent général recevait la lettre de service, l'investissant du commandement du VI* corps ' et du gouvernement militaire de Lyon.

En 187 1, à la suite de nos désastres, une tâche s'imposait dans l'armée et dans le pays à tous les échelons de notre hiérarchie militaire et sociale. Le savant historien que la France appelait à sa tête et que l'Assemblée nationale docile

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