Voir le Moniteur universel du a5 mars i8a
2. Marie-Théodore de Rumigny, devenu maréchal de camp en i83i, fut promu lieutenant-général le ai. juin i84o. L'annuaire de i845 le porte comme aide de camp du roi.
obtenir de Louis-Philippe l'admission, avec bourse et trousseau du jeune Bourbaki, au collège royal militaire de La Flèche.
Son. protégé y entra le 19 novembre i83o. ^
Peu de personnes se font une idée exacte de ce qu'était le collège royal militaire de La Flèche, sous le gouvernement de Louis-Philippe. Essayons d'en donner une idée.
En matière d'éducation, chaque siècle a ses principes et dans chacun la manière d'enseigner varie. Ainsi le veut le génie français, qui est la mobilité et l'impressionnabilité mêmes. C'est ainsi que grâce au besoin d'ajouter la vie privée et sociale aux idées triomphantes du moment, les philosophes du xvni* siècle, maîtres écoutés et trop facilement obéis, ont produit l'athéisme et la première République.
Sous Louis-Philippe, l'Université, c'est-à-dire l'État, était plus timide que méchante. Guizot et Salvandy avaient sans doute les meilleures intentions du monde, mais le pouvoir et l'autorité leur manquaient. Le pouvoir !.. Il était tout entier dans la Chambre des députés, et l'autorité affaiblie par la monarchie de juillet subissait toutes les fluctuations du parlementarisme.
La maison d'éducation de La Flèche changea son nom à'école militaire préparatoire^ en celui de collège royal. Comme toujours, quand il s'agit de réformes non justifiées, une certaine scission se produisit entre les élèves. Les anciens rentrèrent à l'école, avec des sentiments légitimistes très prononcés ; les nouveaux venus, seuls, se rangèrent du côté de la révolution, et devinrent orléanistes. Le général baron Guy, petit homme aux allures sèches et nerveuses, en avait été nommé le commandant au mois de septembre i83o, en remplacement du regretté général Danlion. Il n'y resta que quelques mois et fut remplacé lui-même le 20 mars i83i