Tilly, Ibid
:î. a. Houssaye, Galerie du XVIII'' siècle, t. III. — Son article sur Laclos est presque entièrement de pure fantaisie.
Egarements du ctrur, de Crébillon fils, ou des Aventures du chevalier de Faublas, de LoiiYet. Les aiUeiii's «iraAes évitaient de les citer et se dispensaient de tout autre examen. Les écrlyains braillai'ds ou Irneulents de Técole romantique, rebutés ])ar une langue pauvre et sans couleur, trouvaient Laclos bien pâle et presque timide. Musset, en délire, disait dédaigneusement du Don Juan de Molière ;
C'est l'ombre d'un roué, qui no vaut pas Valmont.
Le croirait-on ? Les Liaisons n'ont pas retenu Funiverselle curiosité de Sainte-Beuve ; il a presque ignoré Laclos, comme il a méconnu Stendhal. Monselet a fait de même. Janin et Nodier ont dédaigné sans lire. Louis Blanc les appelait « le plus profond des livres impurs. » Les analystes de l'école contemporaine de\ aient reconnaître dans l'œuvre de Laclos un rare document d'anatomie morale. « Livre de » moraliste aussi haut que les plus élevés, aussi » profond que les plus profonds )>, écrivait Baudelaire dans des notes malheureusement trop courtes i; Fauteur des Fleurs du mal^ comme en témoigne sa correspondance avec son éditeur, désirait ardemment consacrer une étude à l'auteur des Liaisons. Les Goncourt ont marqué de ce livre <( admirable et exécrable », la dernière étape d'une société finissante ~. Taine était frappé, m'a-t-on dit, de sa profondeur psychologique. M. Paul Bourget n'a pas craint de l'appeler « le chef-d'œuvre, peut-être,
1. Ces notes fort curieuse ont été publiées avec le manuscrit de V Education des femmes, par M. Ed. Champion. Paris, Vanier, 1003.