‹ Le général Claparède; sa vie militaire, ses campagnes d'après des documentsChapitre 17 sur 36 · PREMIERES HOSTILITES · texte numérisé non relu

PREMIERES HOSTILITES

Départ deValladolid. — Claparkde au corps d'Oudinot. — Composition de sa division. — Le 2® corps sous les

ORDRES DE MaSSÉNA. — AfTAIRE DE LaUTERBACII. — Ou- DINOT QUITTE LE 4® CORPS, MAIS ClAPARÈDE Y RESTE DÉTACHÉ. — LeRVICE d'aVANT-GARDE. — LaNDSHUT. — MAR- CHE SUR LA RIVE DROITE DU DaNUBE. — PrISE DE PaS-

SAU. — Poursuite du général Hiller.

La lutte sanglante dans laquelle nous étions engagés au delà des Pyrénées suffisait largement à nous occuper. Mais déjà, vers le Nord, d'autres bruits de guerre se faisaient entendre. L'Autriche, mécontente d'avoir été oubliée lors du Congrès d'Erfurt, ne cessait de continuer ses armements et se trouvait prête à

* Voir carte pagtj (^2.

entrer en campagne. Elle avait formé la ciaquième coalition avec l'Angleterre, toujours disposée à fournir des subsides , et avec la Turquie, irritée de Tabandon de la Moldavie et de la Valachie au tsar Alexandre.

Le moment paraissait bien favorable à ces trois puissances pour reprendre les hostilités. La guerre de la Péninsule offrait une diversion utile. Napoléon avait mécontenté l'Europe en retenant le pape captif et en détrônant les Bourbons d'Espagne. Les populations murmuraient contre les exigences du blocus continental qui leur était imposé par la force des armes. A Paris même, Fouché et Talleyrand appuyaient secrètement l'opposition. LWllemagne, où des sociétés secrètes travaillaient à l'expulsion des étrangers, invoquait contre la France une foule de griefs : défaites humiliantes, nombreux remaniements de territoire, contributions onéreuses, occupation militaire. En un mot, c'était au nom de l'indépendance des peuples que l'Autriche voulait reconquérir les pays qu'elle avait perdus depuis quinze ans.

Napoléon, après avoir imposé son frère aîné aux Espagnols, avait transporté son quartier général à Valladolid,oii il se trouvait au centre

de son armée et plus à proximité de la frontière. C'est là que lui parvenaient chaque jour des nouvelles de plus en plus inquiétantes. Il s'attendait donc à une prochaine déclaration de guerre de la part de la cour de Vienne et commençait de son côté à se préparer.

Claparède, trouvant la situation de gouverneur de province trop sédentaire, attendait une occasion favorable pour se faire relever de ses fonctions. Cette occasion s'offrait à lui ; il ne la laissa pas s'échapper. Le séjour de l'Empereur à Valladolid, les préparatifs d'une prochaine campagne lui permettaient, cette fois, d'obtenir gain de cause, et il l'obtint en effet.

On se souvient qu'en 1805, après l'expédition de la Dominique , Claparède avait été affecté comme général de brigade aux grenadiers d'Oudinot. Passé après Wertingen dans la division Suchet, ses chefs avaient réclamé en vain son retour aux grenadiers. L'Empereur s'était contenté de faire une promesse dont il daigna se souvenir au bout de quatre ans.

Le 15 janvier 1809, deux jours avant le départ de Napoléon, le gouverneur de Valladolid recevait l'ordre de partir en poste pour se rendre à Francfort-sur-le-Mein et y prendre

le commandement de Tune des trois divisions formant le corps du général Oudinot. Claparéde partit aussitôt et se dirigea directement sur Paris. Là, il attendit de nouvelles instructions, car certains changements devaient être apportés dans l'organisation des troupes établies au delà du Rhin.

Vers le milieu de février, Napoléon écrivait au comte d'Hunebourg, ministre delà guerre:

a Le corps du général Oudinot, au lieu d'être partagé en trois divisions, ne le sera qu'en deux... Le général Claparède commandera une de ces deux divisions » . Puis une nouvelle destination^ était fixée. Claparède devait se rendre à Strasbourg, y attendre les différents détachements, les organiser, les habiller, les équiper et les conduire ensuite en Bavière.

Ce furent ses occupations pendant plus d'un mois.

Avant d'entrer dans le détail des opérations, il est peut-être bon de faire connaissance avec ces troupes.

Depuis l'envoi de nos meilleurs soldats dans les provinces espagnoles, il ne restait plus en Allemagne que l'ancien 3* corps, connu maintenant sous le nom d'Armée du Rhin, et le corps de réserve en voie de formation. Ce

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dernier était composé de compagnies de grenadiers et de voltigeurs, soldats d'élite détachés des régiments et destinés en certains cas à remplacer la Garde. Mais, à Tépoque où nous sommes, cette troupe de choix n'avait plus les mêmes raisons d'exister. A cause du développement continuel de la Garde Impériale, a Napoléon n'était plus réduit, comme autrefois, à en chercher une dans la réunion des compagnies des grenadiers et des voltigeurs.

Il imagina donc tout simplement de convertir le corps d'Oudinot en une réunion de 4" bataillons (1), qui seraient détachés des régiments auxquels ils appartenaient (2) ».

En dehors de l'armée du Rhin et de sa réserve, on avait encore créé le corps d'observation, ï armée du A^ord de F Allemagne, enfin V armée de la Confédération. Ces termes apportant une certaine confusion dans les esprits, on leur avait substitué arbitrairement des numéros. Le major-général, arrivé à Strasbourg avec des instructions éventuelles, se plaignit à l'intendant-général de cet état

(1) Les rapports et les ordres du jour de la campagne désignent encore les soldats d'Oudinot sous le nom de grenadiers et nous leur conservons cette dénomination.

(2) Thiers : Histoire de l* Empire, Livre xvi, p. 115.

de choses. Dès les premiers jours d* avril, il indiqua lui-même les corps qui entreraient dans la composition de l'armée, par qui ils seraient commandés et les numéros qu'ils porteraient.

Au début de la campagne le corps d'Oudinot, provisoirement 2° corps, comprenait deux divisions commandées : Tune par le général Tharreau, l'autre par le général Claparède, et trois régiments de cavalerie légère sous les ordres de Golbert.

Voici, d'après les situations, quelle^était au 1*' avril la composition de la division Claparède :

Ire brigade : général Cohorn.

2« demi-brigade, colonel Lendy, 17% 21«, 28*^ légers.

4« demi-brigade, colonel Salmon : 26® léger, tiraiUeurs

corses, tirailleurs du Pô.

2« brigade : général Lesuire.

5« demi-brigade de ligne, colonel Clouard : 27% 39",

50^ de ligne.

6* demi-brigade de ligne, colonel Courtois : 59®, 69%

76® de ligne.

3® brigade : général Ficatier.

7® demi-brigade de ligne, colonel Rebin : 40®, 75®,

88® de ligne.

8® demi-brigade de ligne, colonel Cardeneau : 64®, 100®,.

103® de ligne. ,

Total delà 2* division :

16 bataillons^ 12,568 hommes, 12 pièces de canon.

L'ensemble des forces réunies sur les deux rives du Danube reçut le titre d'armée d'Allemagne et non celui de Grande Armée, la Grande Armée malheureusement n'étant plus en Allemagne ni en Italie, mais en Espagne où de jour en jour ses effectifs diminuaient.

Sans attendre l'arrivée des derniers bataillons, le général Claparède, sur l'ordre du prince de Neufchâtel, avait quitté Strasbourg le 5 avril et s'était rendu à Augsbourg où s'organisait le corps du général Oudinot. Les Autrichiens, entrés en campagne plus tôt qu'on ne pouvait le supposer, s'avançaient déjà en Bavière. Le 10 avril, au passage de l'Inn, l'archiduc Charles tirait le premier coup de canon.

En ce moment nous n'étions pas encore prêts. Le maréchal Davout se trouvait à Ratisbonne et le maréchal Masséna à 25 lieues en arrière sur la ligne du Lech.

En apprenant la marche de l'ennemi, le major-général, investi provisoirement du commandement suprême, se rapprocha du théâtre

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des- opérations. Il quitta Strasbourg et vint s'établir à Donauwerth. Il crut bon alors, comme l'Empereur l'y avait autorisé, de fractionner l'armée en deuxgrandscommandements à la tète desquels il plaça le duc de Rivoli avec les troupes de la rive droite du Danube, et le duc d'Auerslaedt avec celles de la rive gauche. Cette combinaison nousdonnait60,000hommes d'un côté et 50,000 de l'autre ; mais notre concentration n'était pas achevée et, si le généralissime autrichien n'avait pas commis la faute de mettre 6 jours à faire 20 lieues, il pouvait nous causer beaucoup de mal.

D'après ces dispositions, le général Oudinot, avec ses divisions Tharreau et Claparède et sa cavalerie, passa sous les ordres de Masséna, chargé pour le moment de garder la ligne du Lech.

Mais, tout à coup, les événements prenant une mauvaise tournure, Napoléon se transportait en 5 jours de Paris à Donauwerth oii il arrivait le H avril.

Le lendemain commençait le mouvement des troupes de la rive droite. En se portaut d'Augsbourg sur Pfaffenhofen.le 2" corps était allé coucher le premier jour à Lauterbach.

Là, le général Oudinot apprenait que l'ennemi,

installé sur les hauteurs en avant de la ville, était fermement décidé à nous barrer le chemin ou à retarder notre marche. Le duc de Reggio prit immédiatement ses dispositions. Le 19, à 4 heures du matin, les escadrons de cavalerie légère de Colbert envoyés en éclaireurs, déterminaient la ligne autrichienne sans pouvoir préciser le nombre de nos adversaires. Il fallait cependant déblayer la route pour continuer à avancer. Le commandant du 2^ corps en chargea la 2^ division qui ce jour là se trouvait en tête. Claparède envoya d'abord la 1" brigade pour fâter Tennemi et Tôbliger à découvrir ses forces. L'intrépide Gohorn l'attaqua avec son impétuosité habituelle. Les sentinelles des avant-postes reculèrent. Peu après, 4,000 Autrichiens environ se déployaient à nos yeux, menaçant de nous disputer chèrement le passage . A ce moment la brigade Lesuire accourut au secours de la 1". L'ennemi, culbuté, laissa 60 hommes sur le terrain, sans compter 260 prisonniers et dut battre en retraite rapidement pour échapper à une complète déroute. Nous avions de notre côté une cinquantaine d'hommes tués ou hors d'état de reprendre les armes, mais ce sacrifice nécessaire avait rendu libre la route de Pfaffenhofen

sans que Claparède eût besoin d'engager sa 3 brigade.

Ce petit combat d'avant-garde, dont l'histoire ne fait point mention, « était d'un excellent augure, au début d'une campagne où de nouvelles levées composaient le tiers de l'armée » (1). C'était aussi un heureux présage pour la 2^ division, qui devait, durant cette campagne, sur des champs de bataille moins ignorés, remporter de plus sérieux avantages ^t cueillir de plus brillants lauriers. Cette rencontre avait permis au général Oudinot d'opérer sa jonction avec le maréchal Masséna 6t c'est ce qu'il fallait obtenir à tout prix.

A partir de ce moment et jusqu'à la formation définitive du 2* corps sous les ordres du maréchal Lannes, le duc de Rivoli devait avoir sous son commandement six divisions d'infanterie. Nous allons voir ce qu'il advint en réalité.

Le 20 avril au matin, Masséna, ne sachant pas de quel côté pouvait se présenter Tennemi, avait pris les dispositions suivantes : il avait placé les quatre divisions de son corps d'armée {Boudet, Legrand, Carra-Saint-Cyr, etMolitor)

(1) Mémoires de Masséna, par le général Koch ; t. VI, page 136.

sur les trois directions de Neustadt, Freysing, et Aw ; et celles du général Oudinot : la division Tharreau sur la route de Neustadt, et la division Glaparède portée sur Freysing. C'était prévenir de la sorte toute surprise. Mais dans le courant de la journée, un ordre du majorgénéral prescrivait au commandant du 2* corps de se transporter avec ses divisions sur Neustadt. Ce mouvement n'était pas prévu. Pour Texécuter,. les troupes de Glaparède déjà engagées la veille, auraient dû s'imposer des fatigues excessives. Le duc de Rivoli trancha la difficulté en gardant cette division et en donnant à la place la division Boudet qui se trouvait dans la direction indiquée.

Depuis ce jour et jusqu'au 3 mai suivant, les ordres de mouvement sont invariables dans la composition de Tavant-garde. Les grenadiers de Glaparède marchent toujours en tête, avec une compagnie d'artillerie, sous la protection de la cavalerie légère du général Marulaz.

C'était pour notre général recommencer comme divisionnaire un service difficile e^ périlleux dans lequel nous l'avons vu se distinguer pendant les campagnes précédentes Il va continuer à montrer au 4' corps, durant les quelques jours où il y restera détaché, ce

sang-froid, cette activité, ce coup d'œil sûr et rapide, nécessaires aux chefs qui ont l'hoûneur d'être les premiers aux prises avec Teanemi et sur le talent desquels doit pouvoir compter un commandant d'armée. C'est en effet sur l'avant-garde que repose la sécurité de la colonne.

En même temps que ses premières troupes, le soir du 20 avril, Masséna était arrivé à Freysing. Après avoir laissé reposer tout son monde pendant quelques heures, il ordonna aux généraux Marulaz et Claparède de faire préparer leurs hommes et de se porter dans la nuit même sur Mosbourg, car de tous Côtés entre l'Isar et le Danube se trouvaient des postes autrichiens . Le général Marulaz, commandant la cavalerie légère, rencontra un escadron ennemi et 400 fantassins qui gardaient le pont sur Tlsar. Il les attaqua, dit le rapport, avec son ardeur ordinaire, les chargea avec le 23^ chasseurs, les culbuta et les- fit prisonniers. Ainsi le passage devenait libr^. La cavalerie française, suivie de la division Claparède, continua sa marche en chassant tout ce qui se trouvait devant elle, et se. porta sur Landshut. ,

« Cette jolie ville, traversée par llsar,

CAMPAGNB DE 1809 229

entourée d'un côté par des coteaux boisés, de l'autre par des prairies verdoyantes, est assise moitié sur le penchant des coteaux, moitié sur le bord du fleuve, qui, en la traversant, se sépare en deux bras (1) ». Marulaz s'établit à un quart de lieue de Landshut^ qu'il fit reconnaître. Claparède, de son côté, détacha un bataillon de tirailleurs sur les sommets qui dominaient la ville, afin de protéger la reconnaissance: Mais bientôt une vive fusillade s'engagea. Il fallut porter secours à ce bataillon, qui fut soutenu d'abord par la brigade du général Cohorn. Masséna, arrivant en ce moment dans les faubourgs, fit donner sur tous les points. Les trois brigades de la division Claparède furent engagées. La ville, déjà attaquée par les troupes qui étaient arrivées par la rive gauche (2), fut prise. Marulaz etClapa- -rède firent 500 prisonniers et eurent à peine .quelques blessés. Les Autrichiens, poursuivis .avec vigueur, abandonnèrent beaucoup de bagages, des caissons pleins de munitions et une pièce d'arlillerie.

(1) Thiers. Histoire de V Empire,, t. IL, p. 148.

' (2) Les divisions Morand et Saint-Hilaire sous le« ordres du maréchal Lannes. Nous ne donnons ici que la part prise au combat par le 4® corps et le résultat obtenu sur la rive droite.

Mais le succès de Landshut n'était pas un fait isolé. La dispersion de l'armée autrichienne nous avait valu la victoire à Engen et à Abensberg. Les jours suivants, rarchiduc Charles était encore battu à Eckmiihl et à Ratisbonne. Il importait donc de se Uvrer sans retard à la poursuite de Tennemi et d'empêcher par la célérité de notre marche les corps dispersés de se réunir.

En conséquence, le maréchal Masséna ordonna à ses divisions de se rassembler sur la rive gauche de Tlsar et de se porter ensuite sur le Danube en passant par Eckmûhl. Le 23 avril, un ordre spécial prescrivait à Claparède de se rendre en toute diligence à Straubing, en passant par Mosheira. Le jour même, le 4^ corps arrivait à cette dernière étape.

C'est à ce moment que la formation du 2^ corps, jusque-là provisoire, devint définitive. Le maréchal Lannes en recevait le commandement. Aux dix-huit bataillons de grenadiers, à la cavalerie légère du général Colbert, venaient s'ajouter la division Saint-Hilaire du corps de Davout et la division de cuirassiers du général Espagne. Le Jieu de rassemblement de ces troupes était fixé à Landshut. Claparède aurait dû se rendre lui aussi dans celle

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ville, mais comme il venail de la quitter et qu'il se trouvait en ce moment à Straubing, le duc de Montebello fut prévenu que ce général le rejoindrait sur l'Inn.

Le 4^ corps, ayant atteint le Danube, descendit ce fleuve par sa rive droite, en se dirigeant d*abord sur Ploedling, ensuite sur Wilshofen. De là il se rendit à Passau. Cette dernière ville, particulièrement bien placée au confluent de deux grands cours d'eau, était occupée par Tennemi ; il s'agissait de l'en déloger.

Masséna arriva à Passau le 26 avril avec l'avant-garde, à une heure de l'après-midi. Le bataillon du Pô de la division Claparède chargé de reconnaître les abords de la ville, fut reçu par une fusillade terrible en arrivant à la tête de pont. Les coups de fusil ne pouvaient déconcerter d'aussi valeureux soldats. Au risque de périr tous sous le feu de l'ennemi, ils passèrent le pont un à un et emportèrent la ville. Quatre cents Autrichiens qui s'y étaient réfugiés furent faits prisonniers. Ce mouvement avait été exécuté avec tant d'habileté et de promptitude que les pertes de notre côté se réduisirent à trois hommes.

C'était peu pour le résultat obtenu, car la

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prise de Passau était une nouvelle garantie de succès dans notre marche sur Vienne.

Le 27 avril, le 4* corps se dirigea sur Schàrding par la rive droite de Tlnn. A 10 heures du matin on arrivait dans cette place, Tétape étant très courte. Mais on était entouré d'Autrichiens. Il fallait marcher avec prudence et bien se garder. En attendant des instructions, Masséna établit son corps d'armée de manière à pouvoir se porter au premier signal soit sur Linlz soit sur Braunau. La division Glaparède prit position entre Schàrding et Suben, appuyant sa tête à ce dernier point, et se prolongeant jusqu'à l'embranchement des routes de Linlz et de Braunau.

On passa les journées suivantes à observer Tennemi et à garder le contact. Le 14'' régiment de chasseurs, chargé de cette mission, était soutenu par trois compagnies de voltigeurs de la division Glaparède. Le maréchal, ayant trouvé ce soutien insuffisant, fit donner Tordre à Glaparède de porter en avant toute sa l'* brigade avec trois pièces d'artillerie légère, et de tenir sa division prête à suivre le mouvement. Le général Gohorn atteignit à Obernberg une arrière-garde autrichienne à laquelle il fit une centaine de

prisonniers. D'autre part, une reconnaissance de dragons badois enlevait 70 hommes aux avant-postes ennemis près d'Efferding. Tous les rapports annonçaient que les Autrichiens se retiraient sur Lintz, Wels et Lambach.

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