‹ Le général Claparède; sa vie militaire, ses campagnes d'après des documentsChapitre 19 sur 36 · VT · texte numérisé non relu

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retira à Enns. Ce général laissait entre nos mains, 7,000 prisonniers, deux drapeaux et quatre canons, sans compter les pièces qui avaient été précipitées dans les eaux de la Traun. En outre 1,500 hommes tués et 3,000 blessés restaient sur le champ de bataille. La division Claparède, qui venait de se distinguer d'une manière si spéciale, avait le septième de son effectif hors de combat. Heureuse de n'avoir pas péri toute entière pendant cette rude journée, elle comptait 300 hommes tués et près de 700 grièvement blessés (1). Son chef avait eu un doigt coupé et le bras gauche effleuré d'une balle ; les trois commandants des brigades avaient eu leurs habits percés ou leurs chevaux tués sous eux ; deux colonels étaient morts, trois autres étaient blessés ; il n'y avait pas une seule compagnie qui n'eût point perdu d'officiers.

Ce combat d'Ebersberg, sans avoir eu une influence considérable sur les suites de la campagne, a été, relativement au théâtre restreint sur lequel il s'est livré, Tun des plus sanglants du premier Empire. En terminant sa relation, nous ajouterons que le 5' bulletin

({) La division Legrand »vait eu 55 tués et 634 blessé», d'après le rapport du général.

Ta appelé « un des plus beaux faits d'armes dont rhistoire puisse conserver le souvenir ». Et ce même bulletin se termine par ces paroles qu'il nous est agréable de répéter : « La division Ciaparède, qui faisait partie des grenadiers d'Oudinot, s'est couverte de gloire ; el!e a eu 300 hommes tués et 600 blessés. L'impétuosité des tirailleurs du Pô et des tirailleurs corses a fixé l'attention de toute l'armée. Le pont, la ville et la position d'Ebersberg sont des monuments durables de leur courage.

Le voyageur s'arrêtera et dira : «C'est ici, c'est de ces superbes positions, de ce pont d'une si longue étendue, de ce château si fort par sa situation, qu'une armée de 35,000 Autrichiens a été chassée par 7,000 Français. »

Un pareil éloge de la part de l'Empereur est un titre de gloire impérissable (1).

(1) Le combat d'Ebersberg a été diversement rapporté dans : Les Fastes de la Légion d*honneur, tes Souvenirs de guerre du général baron Pouget, les Souvenirs militaires du général Berthe^ène.

Nous nous sommes servi, pour rédiger ce récit, en dehors des pièces manuscrites de la Correspondance générale, des ouvrages suivants :

Mémorial du Dépôt de la Guerre^ t. VIII ;

Journal militaire du maréchal Castellane;

Mémoires du général Lejeune ;

Mémoires de Masséna, par le général Koch ;

Victoires et conquêtes des Français, t. X ;

Voir du reste aux pièces justificatives les documents sur lesquels nous appuyons notre relation.

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