‹ Le Général comte de Coutard, étude historique sur la République, l'Empire et la RestaurationChapitre 3 sur 57 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Coutard» commandant des Abruncs. — Prise d’Ortona-Maro et de San- ■ ciano. — Témoignage des Napolitaine. — Coutard à Modène et À la Trebbia. — Siège de Gênes : le fort.des Deux-Frères. — Coutard est fait chef de brigade sur le champ de bataille. — Coûtait à Fribourg : témoignage de la municipalité. — Campagne des Grisons. — Coutard est inscrit dans la Légipn d’bontleur. — La 73 # demi-brigade et la route du *f>implon. Coutard colonel du 65*.

Les Abruzzcs étaient en armes. Duhesme, malgré son activité, désespérait presque de les réduire. Les paysans, au nombre de trois ou quatre- mille et déployant un vrai enthousiasme, avaient battu un détachement français, occupe plusieurs places et pris trois pièces de cation. Ce , succès enorgueillissait la population, qui se levait partout. Duhesme détache le chef de bataillon Coutard et lui donne le commandement des provinces insurgées. En treize jours, Coutard avait enlevé aux Napolitains vingt-sept pièces de canon, trois drapeaux, pris le général en chef et opéré sa jonction avec le corps d'armée, dans, la Douille.

On comprendra la rapidité de cette campagne foudroyante, quand on verra quelques-uns des traits qui la signalèrent. Le là pluviôse, Coutard assiégeait une

petite place nommée Ortona-^Iare. Les Napolitains se défendaient énergiquement; la fusillade durait depuis deux heures, les troupes assaillantes se fatiguaient et l’espoir entrait au cœur des ennemis. Le commandant s’en aperçoit, fait sonner la charge, ordonne l’escalade, et, le premier, monté sur les épaules de deux sapeurs de la 7' légère, il s’élance aux remparts et arrive à une embrasure armée d’une pièce de quatre. La pièce est chargée à mitraille ; elle va tirer: Cou-< tard bondit, tombe sur le canon, disperse les artilleurs. Ses soldats électrisés le suivent, et la ville est emportée.

Trois jours après il recommence : c’est l’assaut de Sanciano. 11 y pénètre le premier et enlève un drapeau de sa main.

Mais la fortune des armes nous devient contraire. Macdonald se voit obligé d’abandonner le sud de l’Italie et de se replier sur les provinces supérieures de l’Italie. Coutard reçoit l’ordre d’évacuer les Ahruzzcs et de se retirer vers Florence (1 ) .

(1) Voici la copie textuelle d-uoe lettre ^ue lui adressait le général Duhesme :

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