‹ Le Général comte de Coutard, étude historique sur la République, l'Empire et la RestaurationChapitre 5 sur 57 · LIBERTÉ. ÉGALITÉ · texte numérisé non relu

LIBERTÉ. ÉGALITÉ

ARMÉE D1TALIE.

Au quartier général de Gènes; le 13 prairial an VIII de la République

«' Cette journée, dit M. le duc de Valmv (1), pendant laquelle les assiégeants, tour à tour vainqueurs et vaincus, perdirent plus de quatre mille hommes, dont mille prisonniers, fut la plus brillanto du blocus ; elle releva encore une fois les esprits abattus, et permit à Masséna de prolonger plus longtemps qu’on ne devait le supposer, cette résistance héroïque qui tenait en échec l’élite de l’armée autrichienne et devait faciliterai! général Bonaparte la périlleuse expédition du Saint-Bernard. »

Or, un tel héroïsme était de tous les jours: on s’épuiserait à en raconter les incidents sans cesse renouvelés. Tantôt, c’est une sortie de Masséna qui, blessé dans cette entreprise hardie, est contraint de rentrer dans la ville ; tantôt, c’est la meilleure partie de la garnison qui, sous le commandement de Soult, essaie une trouée, force les retranchements des Autrichiens, et ramène, triomphant, cinq cents prison-

française, une et indivisible.

MASSÉNA, général en chef.

Sur le Rapport qui lui a été fait de In bravoure, de la capacité et de la conduite distinguée qu’a tenue le citoien Coutard, chef de bataillon à la 73* demi-brigade de ligne dans les différentes affaires qui ont eu lieu à l’aile droite de l’année, l’a nommé sur le champ de bataille, chef de la même demi brigade.

Le citoyen Cout/rd jouira des émoi u mens et des prérogatives de son grade en attendant la confirmation du gouvernement.* 1

Masséna.

• Une lettre de Carnot, ministre de la guerre, lui apprit que le grade lui avait été confirmé le 3t thermidor, par le premier consul.

(1) Histoire de la Campagne de 1800, p. 77.

niers. Plus tard, c’est l’attaque prodigieuse du fort de Montecreto ; les Français en surmontent les défenses et en escaladent les remparts; mais tout à coup un affreux orage les enveloppe, mouille les armes, détrempe les escarpements glaiseux de la forteresse ; nos soldats, arrêtés par la foudre et aveuglés par les éclairs, suspendent leur élan. Sonlt tombe blessé sur les glacis, d’oii il est impossible de l'emporter. 11 donne son épée à deux grenadiers et fait sonner la retraite. La plupart des troupes se retire en bon ordre, mais il demeure sur le champ de bataille et est fait prisonnier. Puis, l’épidémie commence scs ravages ; la faim exaspère les habitants. Quelle tâche que de contenir et de nourrir cent mille âmes renfermées par un blocus étroit de terre et de mer ! Une lueur d’espoir apparaît : le chef d’escadron Franceschi, envoyé à Paris pour exposer la situation de Gènes, réussit à rentrer à travers les croisières anglaises; il avait fait une partie du trajet dans une mauvaise barque et le reste à la nage. 11 annonce que Bonaparte a passé les Alpes, que Moreau arrive. Masséna tente une dernière sortie; il est repoussé.

Le désespoir s’empare des soldats ; quelques-uns se tuent, regrettant de n’avoir pu mourir sur le champ de bataille ; des corps entiers brisent leurs armes et désertent. Il n!y a plus que pour deux jours de vivres, et quels vivres! Masséna recule encore

devant la nécessité de se rendre et devant l'offre d'une capitulation honorable. Enfin, il cède; mais le mot de capitulation ne sera pas prononcé ; la garnison évacuera, enseignes déployées, avec armes et bagages.

Coutard avait été de toutes ces gloires et de toutes

ces miseres, plus indomptable que personne. 11 fut compris dans la convention. Quelques jours après, le premier Consul passait le Saint-Bernard, et le canon de Marengo chassait les Autrichiens de la haute Italie. f

Masséna rentra dans Gênes. Il avait confié à Coutard le commandement du fort de Quezzi, la clef

de la place. Aussitôt, mettant à profit les moindres instants, l’infatigable Coutard s’employa à réparer les fortifications. Officiers et soldats y mirent la main, à Tcxcmpic de leur chef; en trois jours et trois nuits six cents tonneaux furent remplis de terre, des escarpes de vingt-cinq pieds de haut, revêtues d’un mur de terre, furent construites. Ce travail étonnant aurait exigé trois mois en temps ordinaire.

Gênes ainsi mise désormais à l’abri, Coutard est envoyé à l’armée des Grisons. 11 commande à Coni, puis on le voit à Fribourg, où il demeure avec son bataillon du 18 floréal au 3 prairial an IA (‘23 mai 1801). Là, il se montra tel que nous l’avons vu dans les Abruzzes. Là, encore, les magistrats de la ville et du canton se plurent à attester la sévérité et la régularité

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qui régnaient parmi scs troupes, les égards constamment observés envers les habitants, les lois de la guerre adoucies, celles de l’honnêteté exactement •• pratiquées, les personnes et les propriétés entourées de sécurité et de respect. « Les militaires qui composent ce corps, dit la municipalité de Fribourg, ont donné- pendant tout leur séjour l'exemple rare et frappant de toutes les vertus et bonnes qualités qui caractérisent un bon militaire, sans que jamais il y ait eu une occasion de plainte, ni contre le corps, ni contre aucun des individus qui le composent. • —

« Les procédés loyaux et honnêtes de la 73' demibrigade, ajoute une autre pièce, ne s’effaceront jamais de la mémoire des habitants de Fribourg; ils y

sont d'autant plus profondément gravés, qu’une pa—

reille conduite de la part des militaires y est sans exemple. Pour la première fois, nous avons reconnu des amis et des alliés dans une troupe française; depuis trop longtemps en butte aux vexations et aux désordres occasionnés par des troupes indisciplinées, nous avons vu avec la surprise la plus agréable, votre

troupe donner l’exemple de toutes les vertus qui caractérisent le bon militaire et qui l’honorent. C’est à vous que se rapportent tous les éloges dont votre demi-brigade se rend si digne, puisque votre activité lui commande l’exercice de toutes ces vertus militaires, et que votre exemple lui en facilite l’exécution. »

La naïveté de ce langage est une garantie de plus de sa sincérité (1).

(1) Voici le texte même des deux documents dont on vient do lire quel* qucs passages :

« Fribourg, 3 prairial an IX (23 mars 1801).

« La municipalité de la ville de Fribourg atteste et certifie que le l* r bataillon de la 73* demi-brîgado d’infântcrie de ligne française est arrivé dans cette ville le 18 floréal an IX de la République française, qu’il en est reparti aujourd'hui emportant les regrets et l’estime de tous les habitants, puisque, les militaires de iQut grade qui composent ce bataillon y ont donné pendant tout leur séjour, l’exemple rare et frappant de tqjitcs les vertus et bonnes qualités qui caractérisent un bon militaire, sans que jamais il y ait eu une occasion de plainte, ni contre le corps ni contre aucun des individus qui le composent. Le bon ordre, l'exacte discipline qui ont été constamment Observés dans ce bataillon, ses bons procédés envers les habitants çt son respect pour la sûreté des personnes et des propriétés, méritent le plus grand éloge et n’ont pas eu d’exemple dans cette ville. En foi de quoi, le présent certificat lui a été délivré comme acte de vérité, à Fribourg, lesjour et'an prémis.

* « Cornue, off. municipal.

« Cit. SciiAi.Lcn, greffier.

Scellé du sceau de la République, représentant Guillaume Tell k qui son fils rapporte la pomme percée d’une flèche.

La deuxième pièce est plus significative encore : c’est le langage intime après la déclaration officielle.

« Citoyen chef!

m Au moment où des ordres supérieurs vous éloignent de nous, nous croirions manquer essentiellement aux devoirs de l’honnêteté et nous trahirions notre sentiment si nous négligions de vous faire connaître tous les t regrets que nous inspire un départ aussi subit, et si nous ne vous exprimions les sentiments de reconnaissance qui nous animent et qui vous sont si justement acquis pour le bon ordre et l’exacte discipline que vous avez fait régner dans la brave trouppc que vous commandez La bonne conduite, les procédés loyaux et honnêtes de la 73* demi-brigade ne s’effaceront jamais de la mémoire des habitait* de Fribourg; ils y sont d’autant plus profondément gravés qu’uno pareille conduite de la part des militaires y est sans exemple. Four la première fois nous avons reconnu des amis et des allié-» dans une trouppe française. Depuis trop longtemps en bute aux véxations et aux désordres occasionnés par des trouppes indisciplinées, nous avons vu avec la surprise la plus agréable votre trouppc nous donner l’exemple de toutes les vertus qui caractérisent le bon militaire et

Goutard était alors attaché au corps de Macdonald. Il fit sous ce brave général la belle campagne des Grisons. On le voit à la prise des lignes de Pieva di Buona et de Saint-Hubert, et il occupe Trente avec l’armée victorieuse.

La paix d’Amiens lui donne quelques moments de repos. 11 était destiné à ne faire trêve de son corps et de son dévoûmentque pendant les rares intervalles où l’Enrope épuisée déposait les armes. De l’an X à l’an XII 1 (1801 à 1805), il resta attaché à l’armée de Brest. Nommé au commandement de la 73 e demibrigade, le 13 prairial an XI, Coutard ambitionnait d’ùtrc inscrit dans la Légion d’honneur qui venait d’être créée. Il y avait les droits les mieux établis. Sa demande est simple : elle se borne à rappeler quelques-uns des faits que nous avons cités; elle est précieuse par les témoignages qui l'appuient. On y suit, depuis l’armée de Sambre-et-Meusc jusqu’à celle des Grisons, les phases diverses de cette carrière déjà si brillante. Duhcsmc, Macdonald, Masséna se plai-

qui l'honorent, et sa conduite vraiment fraternelle envers les habitans lui a gagné tous les coeurs.

« C’est à vous, citoyen chef, que se rapportent tous les éloges dont votre demi-brigade se rend si digne, puisque votre activité lui comnnde l’exercice de toutes ces vertus militaires, et que votre exemple lui en facilite l'exécution. Nous vous prions de recevoir l’expression de notre reconnaissance et d’étre l’interprète de nos sentiments d’estime et do bienveillance auprès des braves militaires qui ont l'honneur d’ètre sous vos ordres. Nous ne croyons pas exagérer et nous nous appuyons de notre expérience en affirmant que pour la discipline militaire, la 73* demi-brigade est le modèle des irouppes françaises.

« Salut et respect 1 »

sent, tour à tour, à témoigner et des hauts faits du jeune chef de brigade, et de ses talents militaires (1). •

(t) Les voici; nous en respectons l'orthographe :

.« Le gcpcral soussigné! certifie que le citoyen Coutard dans touttes les ' sirconstanccs où il cest trouvé a déployé les moyens et le courage d’un officier supérieur d’un méritte distingué et que les faits ci-dessus cités sont h ma connaissance et que je ne puis assez exprimer l’estime que toutte l’armée lui a toujour justement accordés, n Paris, le 30 vendémiaire an XI.

« A. WODILLEMONT. »

Lu général Wouil.’emont était au siège de Gênes. Coutard l’avait remplacé comme chef de brigade.

« Je soussigné ccrtififie que dafts plusieurs occasion où j’ai employé le citoyen Coutard, à l'arméo de Sambrc et Meuse, il s’y est comporté avec autant de valeur que d’intelligence et qu’il a déployé des talents distingués, cet officier mérite la bienveillance du gouvernement.

* • « Le général de division, inspecteur-

général d’infanterie,

« LltNOl-F. »

« Le général soussigné en certiffiant les faits mentionnés cy-contre, s’empresse de recommander au premier consul le chef de bataillon Coutard, qui rendit pendant la campagne de Naples les services les plus importants.

« G. Dihesme. »

« Je déclare avoir personnellement connu le chef de brigade Coutard et je m'empresse de certifier ses talents, sa bravoure, son zèle et son excellente conduite militaire, notamment aux armées de Naples et ries Grisons où il a servi avec la plus grande distinction sous tous’les rapports. Je prie le premier coùsul d’accordoi; & cet officier supérieur l’honorable distinction qu’il sollicite.

« Le général Macdonald. »

« J’atteste que le citoyen Coutard s’est comporté à l’armée de Sambreet-Mcuse avec beaucoup de valeur et de zèle, ce qui luy a mérité l’cstimo et l’amitié des généraux de cette armée.

•i Le général do division,

« Colal'd. >*

« Atteste que le citoyen Coutard a fait le blocus de Gênes sous mes ordres, atteste que cet officier n& cessé de donner des preuves de bravoure et d’inteligeanec qui lui ont mérité l’estime generale.

u Général MasSéna. »

- si —

« Si tous ces faits et trois blessures reçues pendant le cours de cette guerre lui méritent son admission dans la Légion d'honneur et un sabre, il a tout lieu de l’espérer de la justice du premier Consul, » disait Coutard en terminant sa supplique. l)c tels titres ne pouvaient rester sans récompense. Coutard fut admis le 20 frimaire an XI (I l décembre 1803) ; sept mois après, il recevait la croix d’ollicier, 26 prairial an X1L ( \k juin 180/i).

Cette même année, les régiments furent formés. Coutard fut appelé par le premier Consul à la tète du 65 e d'infanterie (25 veulùsc an XII). *

Pour peu qu’on ait étudié leïi mœurs militaires de nos derniers temps, on n’ignore pas quel lien intime d’afleclion et d’étroite solidarité unissait les chefs aux corps qu'ils commandaient, surtout quand ces corps avaient été en quelque sorte créés par eux. 11 s’établissait alors entre les .soldats et leur supérieur une relation de famille ; il était considéré par eux comme leur père et les traitait comme scs enfants. Un colonel, d'ailleurs, était presque un maître absoin dans son régiment; il en avait l'autorité, il en avait l’amour-propre. Administration, tenue, discipline, il répondait de tout, et sous l’œil scrutateur de Napoléon, il tenait à honneur de rivaliser avec les chefs des autres corps ses émules, et de les surpasser en bravoure, en éclat, en dévouaient.

Une fortune toute particulière avait attaché Cou-

tard aux mêmes troupes. Ce premier bataillon de la Sarthe, dans lequel il s’était enrôlé, il ne l’avait abandonné que quelques mois pour entrer dans la garde de Louis XVI ; il y était rentré en 1792, et depuis ne l'avait jamais quitté, l’accompagnant ou le guidant . sur vingt champs de bataille.

On a vu combien il était jaloux de l’honneur des siens, combien il exerçait sur eux une vigilante autorité. Pour eux, il redoutait autant l’oisiveté des garnisons que les entraînements des victoires en pays conquis. En voici une preuve historique, et, si j’osais dire, monumentale.

A la fin des campagnes, chaque chef de corps venait prendre les ordres du premier consul pour ses quartiers d’hiver. Bonaparte distribuait les stations dans la grande galerie du Louvre. Arrivé près de Coutard : « Et vous, Coutard, que me demandezvous? — Général premier Consul, je n’aurai pas beaucoup de concurrents. Je n’aime pas les soldats inactifs. Pennettez-moi d’aller travailler à la roule du Simplon. — Vous avez raison ; on ne me l’a pas encore demandé. Allez! * Et les braves soldats de la 73” se reposèrent des fatigues de la guerre en traçant cet admirable chemin que l’Europe regarde comme une de ses merveilles.

Là, le colonel trouva d’humbles religieux qui avaient une maison dans la vallée voisine de ces cimes perdues au milieu des neiges. La foi, l’esprit, la géné-

rosité de coeur du guerrier attirèrent les affectueuses sympathies de ces moines, qui sont les soldats de Jésus-Christ et les sentinelles avancées de la charité catholique. Le souvenir de ces relations est vivant encore au Simplon ; il était demeuré gravé dans le coeur du vieux brave, et c’est avec une émotion mêlée de gratitude et d’un légitime amour-propre, qu’il montrait dans sou cabinet, près de ses trophées d’armes, une petite aquarelle représentant des hommes de son régiment qui aident et soutiennent deux religieux sur les escarpements de la route à peine tracée : peinture simple et touchante des sentiments mutuels de concorde, d’estime et de respect échangés eu cette rapide rencontre. A ce propos, le général m’écrivait en 1851 : « J’obtins l’ordre d’envoyer mon régiment faire la route du Simplon. 11 partit de Genève le 1" d’avril, et rentrait le 1" octobre. Deux années me suffirent, et j’en rapportai l'image que vous savez. » Sa main un peu tremblante ajoutait: « Vous voyez comme je ne sais plus écrire, mais je sais conserver la mémoire de mes jours heureux. »

Cette mémoire vivait également au fond du cœur des braves olliciers associés à sa destinée. Ils furent désolés quand il fallut se séparer de leur chef. Une touchante adresse montre leurs sentiments. « La 7tV - , disent-ils, souvent conduite par vous au champ de l’honneur, s’est acquis une gloire qui est votre ouvrage. C’est à vous, Monsieur le colonel, c’est à vos

soins que l’administration doit les éloges qu’elle a reçus; c’est à votre extrême activité, à vos moyens, à vos talents militaires, que le corps est enfin redevable de la réputation dont il jouit (1), »

En eflet, la 73 e avait reçu de publics tributs de louange (2) ; et, dans la dernière inspection qui précéda la formation des régiments, elle avait été proclamée un des plus beaux corps de l’armée.

Tel nous avons vu le chef de brigade à la tète de la 73*, tel nouâ reverrons le colonel à la tête du 05*.

(1) Il faut rapporter ici la pièce entière; elle honore et le commandant et ses subordonnes :

« Organes des officiers de la 73*, permettez, Monsieur le colonel, que nous vous témoignions tons les regrets que nous éprouvons en vous voyant quitter un corps qui, h chaque instant, ne peut que se retracer les obligations qu'il vous doit.

« La 73% souvent conduite par vous au champ de l'honneur, s’est acquis une gloire qui est votre ouvrage. CVstà vous. Monsieur le colonel, c’est à vos soins que l'administration doit les élog s qu’elle a reçus; c'est à votre extrême activité, à vos moyens, à vos talents militaires, que le corps est enfin redevable de la réputation dont il jouit.

« Croyez, Monsieur le colonel, que si, dans l’étal militaire, des déplacement* continuels semblent imprimer le caractère de l'indifférence, chez nous le sentiment de l’amitié la plus sincère et surtout celui de la reconnaissance, sont gravés dans nos cœurs en lettres incffnçablrs.

« Soyt z aussi bien persuadé, Monsieur le colonel, que dans tel pays où nous allions, nous y chanterons les louanges de l'homme que nous révérons, et dont le mérite particulier rend notre perte si sensible. Daignez quelquefois penser aux officiers de la 73*. Ils n'oublieront jamais que vous fûtes leur cliof et leur ami.

« Nous avons l’honneur, etc.

« Marseille, le 12 brumaire an XIII. »

( Suivent les signature <. )

(2) « Le gouvernement a vu avec satisfaction, écrivait le ministre do la guerre au chef do brigade Coutard, le 28 thermidor an XI, que l'esprit de ce corps, sa tenue et sa discipline, ne laissent rien à désirer. »

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