CHAPITRE III
Camp de Boulogne. — Le 05* régiment à la Grande-Armée. — Coutard en Hollaude. — Noble conduite à Ley de. — Coutard reçoit l'ordre de Hollande. — Lettre du roi Louis. — Coutard à Tilsitt. — 11 stationne en Pologne. — Son mariage avec M“ # Hélène Davouat. — Ses relations avec les Polonais. — Lettre du prince Poniatowski. — Coutard est nommé baron de l'Empire.
On sait les grands événements mêlés de sang, de honte et de gloire, qui occupèrent l’année 1804. On sait les immenses préparatifs, contemporains du nouvel empire; le camp de Boulogne, menace formidable contre l’Angleterre et dont le continent seul devait ressentir les coups.
Le 65' régiment campait sur les bords de l’Océan, sc faisant remarquer dans les rangs de cette magnifique armée de cent cinquante mille hommes, échelonnée le long du vaste plateau qui domine les falaises. Le 16 août, il assistait à l’inauguration militaire du nouveau César, qui, assis sur le trône de Char-
lemagne, distribuait à ses maréchaux, à scs généraux, à ses [dus braves soldats, les insignes de la Légion d’honneur. Le colonel Coutard reçut une dç . , ces croix que la main impériale prenait dans le casque de Bayard et dans le bouclier de François 1", et qui ne devait pas dégénérer sur sa noble poitrine.
Cependant une nouvelle coalition se préparait : Napoléon le savait, mais il feignait d’être tout à ses projets gigantesques contre l’Angleterre. L’empereur d’Allemagne entre dans l’alliance le 9 août ; soudain Napoléon démasque ses plans, et du même coup déjoue ceux de l’Europe. Le 27 août, il lève le camp de Boulogne , met en réquisition les chariots , les fourgous, des fiacres même ; les régiments partent en poste. Un mois à peine s’est écoulé, et les cent cinquante mille hommes sont sur le Rhin. Là arrivent de tous les points de la France, et avec une égale rapidité, quatre cents pièces de canon et un matériel immense. Lé 25 septembre Napoléon avait traversé
le fleuve, les hostilités avaient commencé le 2 oclo-
bre, et le G la Grande-Armée était formée.
Ces rapides évolutions, cette fièvre d’activité et de courage allaient au caractère du colonel Coutard. Le 3 novembre, un de ses bataillons était en Hollande et recevait l’ordre de passer en Hanovre. Le 22, son régiment était incorporé à la Grande-Armée, dans la division Michaud, au huitième corps formé à
Mayence sous lé commandement du maréchal Mortier. Trois jours après il occupait le Mecklenibourg, sous lès ordres du général Grandjean.
Et toutefois, il y a dans la guerre des chances de
fortune étrange. Trois années durant, pendant les brillantes campagnes qui inauguraient l'Empire, le colonel Coutard et son régiment vont partager toutes les fatigues, toutes les marches, tous les incidents des expéditions. Deux fois ilstliangeront de corps d’armée; ils parcourront, pour ainsi dire, l'Allemagne entière, de la Hollande à la Pologne Ils seront placés sous les ordres des maréchaux qui gagneront leurs plus fameuses victoires ; et, par une destinée singulière, ilsseront toujours à distance, brùtant de combattre, à peine engagés dans quelques affaires de seconde main,
et réduits à entendre l’écho du canon qui bouleverse
l’Europe.
L’année 1805 se passa pour Coutard dans ces mouvements ; c’est du Mccklcmbourg qu’il recueillit, avec le regret d’en être si loin, les récits d’Austerlitz. Mais cette campagne qui « de cent jours avait fait un siècle entier de gloire, > n’était qu’un prélude. La coalition, brisée un instant, se renoue en 1800. Napoléon y répond en installant ses frères sur les trônes de l’Europe.
Le 5 juin 180G, une députation des États de Hollande vint demander à l’empereur de permettre qut la Hollande fût érigée en royaume et que la couronne fût offerte à son frère Louis.
Napoléon répondit : * J’ai toujours regardé comme le premier intérêt de ma couronne de protéger votre patrie. Toutes les fois que j’ai dû intervenir dans vos affaires intérieures, j’ai d’abord été frappé des inconvénients attachés à la forme incertaine de votre gouvernement. Gouvernée par une assemblée populaire, elle eût été influencée par les intrigues et agitée par les puissances voisines; gouvernée par une magistrature élective, tous les renouvellements de cette magistrature eussent été un moment de crise pour l’Europe et le signal de nouvelles guerres maritimes. Tous ces inconvénients ne pouvaient cire parés que par un gouvernement héréditaire. Je l’ai appelé par mes conseils, lors de l’établissement de votre dernière Constitutiou, et l’offre que vous faites de la couronne de Hollande au prince Louis, est conforme aux vrais intérêts de votre patrie, aux miens, et propre à assurer le repos général de l’Europe... Je proclame donc roi de Hollande, le prince Louis. »
A cette proclamation l’empereur joignait l'appui d’une armée. Le colonel Coutard en fit partie : sa mission fut de former la garde du nouveau roi et de l’intrôniscr. 11 obéit. Louis était doux, bienveillant, loyal : avec sa franchise, son esprit, sa valeur, le colonel devait lui plaire; il s’attacha à lui par une sympathie véritable et Coutard y répondit par une sincère et respectueuse affection. Souvent nous l’avons entendu parler avec un souvenir plein
de vénération, de ce prince bon et malheureux, peu fait pour la couronne, et victime de la volonté de fer de son frère et des chagrins intérieurs de sa maison.
il nous reste des preuves les plus honorables do ces relations. Non-seulement le roi Louis décerna à Coutard la croix de son ordre, le 5 mars 1S07 (1), mais il lui écrivit une lettre précieuse, qui garde le souvenir d'une belle action.
Pendant que le 65' était en Hollande, un affreux incendie dévora la ville de Lcydc. Le colonel, après avoir fait tous ses efforts pour venir au secours des victimes de ce désastre, offrit au nom de son régiment une journée de solde en leur faveur.
« J'ai rendu compte an roi mon martre, écrit le 6 mai 1807, M. VandcrGoes, ministre des affaires étrangères, de la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m'adresser le 5 février, pour offrir au nom de votre régiment un don de 1,500 francs aux malheureux de la ville de Lcydc. S. M., vivement touchée de cette offre généreuse, m’a autorisée à vous remercier de sa part et à vous marquer qu’elle est acceptée avec gratitude.
« L’alliance de la valeur et dç l’humanité a de tout temps distingué les guerriers français, et ces quali-
(I) À rette occasion, colonel ayant demandé h l'empereur l’autori-, sation do porter cét te décoration, le jrrand chancelier de la Légion, comte de Lacépède, Juî répondit une lettre officielle, an bas de laquelle il ajouta de sa main : « J’ai toujours beaucoup de plaisir, mou cher confrère, h recevoir des marques de votre souvenir et de votre amitié. « (6 août 1807.)
les, portées au plus haut point par le 65* régiment,
lui assurent à jamais l’admiration et l’attachement de
la nation hollandaise.
’ • • « Veuillez, Monsieur le colonel, vous rendre l’in-
terprète de ces sentiments auprès des braves inili- taires que vous commandez avec tant de gloire, et veuillez agréer, etc. »
Dix jours après, le roi voulut lui-mème exprimer au colonel sa satisfaction et sa gratitude.
« Monsieur le colonel Coutard, j’ai reçu la lettre
que vous m avez écrite pour m’offrir au nom de vos
officiers, sous-olliciers et soldats, le montant d’une journée de solde pour les infortunés habitants de la ville de Lcyde.
• J’ai reçu avec bien du plaisir cette nouvelle , preuve de votre souvenir Ct de votre dévoûmcnt pour moi, et je vous invite à en exprimer les témoignages de ma satisfaction aux officiers, sous- officiers et soldats du bon et brave régiment que vous commandez.
. , t Sur ce, Monsieur le colonel Coutard, je prie
Dieu qu’il vous ail en sa sainte garde.
, . ■ « Louis.
« Palais royal tic La Haye, le 17 mars 1807. »
Ces lettres honorent le roi, le ministre et le soldat. Cependant, en 180ti, sous le profond ressentiment des défaites récentes, l’Europe se remet en armes. Iéna est la première vengeance de Napoléon ; Eylau devait être la seconde, Ericdland la troisièrtie. Campé
au loin, le 65* quitta le 8' corps (1) ; le 7 mars 1807, il était passé au 3®. 11 fait partie de la brigade du général Llmillier, et est placé sous les ordres du maréchal Davoust, qui vient de conquérir sur le champ de bataille son titre belliqueux de duc d’Auerstaëdt. Baraquée le 15 avril dans un village en arrière d’Allenstein, la 1" division est placée, le 10 juin, en réserve à la droite d’Eylau, sous les ordres immédiats de l’empereur. Elle y reste jusqu’à quatre heures du soir et se met en mouvement pour rejoindre le corps qui marchait sur kœnigsberg, ou elle arrive le 1/j. Le 15, elle s’avançait sur Friedland; la bataille était déjà gagnée; on l'apprit à Abschwangcn, où on s’arrêta. Encore une belle occasion manquée. Un instant le 65* put espérer de la retrouver. De nouveaux ordres, conséquence de la victoire, le portent sur Tapiau. 11 faut passer la Prégel ; la rive est défendue. Le général Mandas, — ce nom n’a pas dégénéré, et les plaines d’Afrique en ont souvent rendu témoignage, — exécute un simulacre de passage de bateaux,
(!) A cette occasion, le maréchal Mortier écrivit au colonel Coutard la lettre qu’on va lire :
« Au quartier général de 'Wiltzow, le 27 mars 1807. f « J’ai reçu avec beaucoup d’intérêt, monsieur le colonel, votre lettre du 10 mars, et croyez que je ne vous ai pas vu sans peine quitter le 8* corps ainsi r^uc votre beau régiment.
'« Appelé par Sa Majesté l’empereur sur un plus grand théâtre, je ne doute pas qu’il n’y remplisse sa tâche d’une manière distinguée, et qu’il ne soutienne son anoienne réputation par les sentiments que vous lui avez inspirés.
* Agréez, etc.
« Eb. Mortier.
tandis que le colonel Coutard traverse à minuit, à une lieue plus loin, vis-à-vis de Cremilton, au-dessus de Tapiau. L’ennemi est surpris, essaie quelque résistance, abandonne quelques prisonniers. Le passage était forcé; le IG, à huit heures du matin, le 3° corps et toute la cavalerie du grand-duc de Berg étaient réunis en face de Tapiau, au delà de la rivière.
On s’attendait à une action décisive; la 1” divivision s’avance et campe à Baudcniugken, en avant de Tilsitt. Au lieu d’une bataille, voici la fameuse entrevue et la paix qui la suit. L’armistice conclu le 21 juin, laisse le troisième corps dans ses baraquements jusqu'au 20 juillet. A la signature du traité, il rétrograde et va s’établir dans le grand-duché de Varsovie où le maréchal Davoust a pris le commandement de toutes les troupes françaises et alliées.
Avant de l’y suivre, notons un témoignage précieux : c’est celui que rend à Coutard la municipalité même de Tilsitt.
Los autorités s'empressent de certifier que la ville n’avait « été soumise à aucune réquisition; » on sait ce que valait en ce temps un tel bienfait. Aussi, était-ce avec sincérité que les magistrats se pouvaient rendre les organes de la reconnaissance publique (1).
(1) Voici la traduction do cette adresse :
• La lùunlcipalité attente, par les présentes, què le colonel impérialrnyal, 11. Coutard, ne lui a pas fait la moindre réquisition, pas plus pour sa tablo que pour n*t(nporte quel autre objet, et elle certifie en même
Di'gitized by Cjoogle
L’occupation de la Pologne par le corps d’armée du maréchal Davoust, fut un mélange de combats et de fêtes. On sait la facilité merveilleuse avec laquelle les Français s’établissent en pays étranger et y cherclient, au premier moment de trêve et de répit, des occasions de plaisir. On connaît cet ancien dicton : Quand ils prennent possession d’une terre, les Hollandais y construisent un fort, les Anglais un comptoir, les Français une salle de bal. Accueillis avec enthousiasme par les Polonais, ces Français du nord, nos officiers rivalisaient de grâces et d’amabilité. Les châteaux des grandes familles s’ouvraient pour eux : ce n’étaient que chasses, concerts et danses : on jouait la comédie, ou chantait l’opéra. Le colonel Coutard se distingua dans cet hiver de joies entre deux campagnes. Ce fut là qu’il se maria.
Nommé gouverneur-général du grand-duché de Varsovie, Davoust tenait une sorte de cour princière. Pour faire les honneurs de son palais, il avait appelé près de lui la maréchale, sœur du général Leclerc ; belle et respectée, douée d'un grand sens, n’ayant jamais laissé prise à la malignité, tant sa conduite était iuspiréc par le devoir et la dignité (1), elle fai-
temps que durant tout lü commandement du colonel M. Coutard, on a été , ici parfaitement heureux; c'cst pourquoi tous les habitants lui expriment par notre entremise leur reconnaissance.
« Tilsitt, le 20 juillet 1807.
• L. S. La municipalité, signé: Klokow, Stamüibkim:, Megcn, L.ngese.n, Slecgmer, Sein LTE. •
(1) M ,J * Leclerc était sœur du général de ce nom, qui avait épousé la
— uu —
sait régner autour d’elle la politesse, le bon goût et l’urbanité. Elle avait amené avec elle une des jeunes parentes du ©aréchal, M"° Hélène Davoust, aimable et charmante femme, dont l’esprit était relevé par une bonté extrême et par les qualités les plus solides de l’âme et du cœur.
Le maréchal, nul né l’ignore, était d’une famille d'ancienne noblesse de la province de Bourgogne (1).
Sa cousine avait une rare distinction de manières, et portait noblement la fierté de son origine au milieu dotons ces enfants de la victoire sortis des classes, les plus humbles et anoblis par leurs exploits.
Le colonel Coutard rechercha la main de M"* Davoust. Sa loyauté et sa bravoure lui plurent. Le maréchal consentit volontiers à celte union qui liait à sa famille un des plus brillants et des plus valeureux capitaines de son armée. Le mariage se fit à Varsovie, le 28 août 1808, et on put répéter ce que Tacite dit dans la vie d’Agricola :
« Id matrimonium ad majora intenti decus ac robur fuit : vixeruntque mira concordia, per mut mm caritatem et invicem se antepoueudo. » — « Ce mariage lui fut un honneur et une force pour les grandes destinées où il aspirait ; tous deux ils vécurent dans
seconde sœur de Bonaparte, Pauline, et qui mourut à Saint-Domingue.
Le maréchal s’était marie eu l'an IX.
(1) Cette famille était d’Aunoux, en Bourgogne. Le maréchal, né en 17704 était entré comme cadet-gentilhomme k Brienne, en 1780, et s’y trouva le condisciple de Bonaparte. •»
une admirable concorde, se préférant l’ua à l’autre en un mutuel amour. «
Quelques mois auparavant, l’empereur avait créé Coutard baron de l’Empire. Nul n’ignore avec quel soin Napoléon tenait à consacrer, dans sa nouvelle noblesse, les titres de gloire militaire qui la faisaient conférer. Dans les armes du baron Coutard, il fit reproduire les principaux traits de cette vie déjà illustre. L’un des cantons de l’écu porte l’épée haute, insigne particulier de la noblesse militaire impériale, les trois autres ont une couronne murale en souvenir d’Ortona-Màre, trois pieds de chevaux en souvenir de la Trebia, uu lion armé d’une lance polonaise, en souvenir dil passage de la Prégel (1).
De plus, par uu décret du 17 du même mois, Napoléon assignait à Coutard un domaine en Westphalie, du revenu net de 4,000 IV., « eif témoignage de la satisfaction qu’a l'Empereur, dit la lettre du viceconnétable, de votre attachement à sa personne et des services que vous lui avez rendus, notamment dans le cours de la dernière campagne. » (2)
\i) En voici la lecture héraldique : a Écartelé le premior d’azur aux trois créneaux d’or posés en face ; le deuxième dos barons militaires ; le troisième de gueule au lion rampant, la tête contournée d’argent tenant une lance polonaise d’or ; le quatrième d’azur aux trois jambes coupées de cheval deux èt une ; croix d’argent brochant sur les quatre partie». ■ (Décret du 19 mars 1808.)
(2) Ces biens faisaient partie «les domaines que l’empereur s’était réservés dans le royaume de Wcstphalic, et dont il avait pris possession ensuite du traité du 22 avril 1808 et en exécution du décret du 6 août 1807. Ils se composaient de partie du domaine de la ReinUuesterie de Marbourg, pro-
A ce séjour en Pologne se rattachaient donc d’agréables et de beaux souvenirs pour le colonel Coutard. Il y laissa comme partout une réputation de loyauté et de bravoure qu’on ne saurait trop remarquer. A la distance.du temps et des lieux, plusieurs de ces témoignages gardent un prix singulier ; ils sont marqués d’ailleurs au coin de l’antique honneur. Ainsi, après un séjour dans un château de Silésie, le colonel donna sou épée à son hôte, le comte de Stosch. Il y a quelque chose de touchant et de chevaleresque dans ce présent et dans la reconnaissante affection avec lequel il fut reçu (i).
venant du prince de Hesse-Casscl, do partie dii domaine du bailliage do Freysa sur la Lutubile, de partie du domaine du bailliage de Wttter, tous situés dans le district de Mar bourg.
(1) On nous saura gré de reproduire ici deux lettres de ce gentilhomme ailésien :
• Monsieur le colonel,
« Persécuté depuis longtemps par line étoile malheureuse, j’éprouve do nouveau son influence dans ce moment par une indisposition qui m’empêche dcqnitterBreslau. Agréez. Monsieur, et Madame la baronne, à voire départ de Soeven, les hommages les plus sincères et les plus respectueux d’un Silésicn dont les souvenirs 1rs plus doux seront les jours charmants qu’il a coulés dans la plus aimable des sociétés. Damnez oublier tous les ennuis, tous les dé-agréments d un .petit endroit ruiné par la guerre, et dont le propriétaire n’était plus à même de recevoir selon ses vœux des liâtes si marquants; mais n’oubliez pas son attachement inaltérable, et recevez avec bonté les vœux qu’il ose faire pour votre prospérité.
« Je suis avec le plus profond respect,
«i Le comte de Srosco.
« Brcslau, ce 11 novembre 1808. •
« Monsieur lo colonel,
« J’ni reçu votre épée. Jamais cadeau ne m’a fait tant de plaisir. Sortie des mains d’un héros elle s’étonne de se trouver dans dos mains si pacifiques. Mais elle sera l’héritage de mes fils. Celui qui vous présente cette lettre la possédera. Qu’il soit digne de la porter! Le nom du baron do
ou-
de
lar-
iurs
iont
:ur.
de
:he-
uite
g? do , tou»
niiin 0
vc àe j’flB'
voir 0
nan |S jsIC'S r e, c‘ .
|X de»
de, ct
. S^r- »i P°‘ , c cH°
Mais, ce n’étaient pas seulement des particuliers de s.
distinction qui avaient noué de semblables relations avec lui. Le gouvernement de la Pologne et la nation entière savaient l’apprécier. Le prince Poniatowski lui écrivait, le 23 janvier 1809 :
* Monsieur le baron, - • ■ > ... V';',
« J’ai reçu, il y a peu de jours, la lettre que vous avés bien voulu m’adresser le 15 décembre; elle m’a causé un plaisir analogue au prix que j’attache à l’a- < mitié dont vous m’y réitérés l’assurance. En vous re- . .
mcrciant, Monsieur le baron, des scnlimens qu’elle exprime, tant pour moi en particulier que pour notre nation, je me fais un devoir de saisir cette occasion pour vous témoigner que, quels que soient ses efforts . pour se montrer digné de la flatteuse distinction de / •
combattre à côté des braves aux succès desquels elle doit son existence nationale, elle est loin de croire qu’elle ait pu s’acquitter envers eux des obligations qu’elle reconnaît avoir contractées.
« Veuillés bien, Monsieur le baron, être persuadé qu’il m’est aussi agréable de me les rappeler que j’aime à conserver le souvenir du temps que vous avés passé parmi nous. S’il est quelque chose qui puisse
Coutard ne sera jamais oublié du possesseur de Soeven. Rcap-ct, estime, attachement, Voilà ce qu’il vous voue pour toujours, comme à votre digue épouse. Soyez si heureux comme vous le méi itez J voilà. Monsieur le colon J, les vœux de , v .
« Votre très-humble, »
« Le comte de Stosch.
« Brcslau, ce U novembre 1808. » 1 "
. '■ ' en adoucir pour moi le regret, c’est de me flattef
que vous ne doutés point combien il est sincère et ■ ■ " . \
• : combien je suis charmé de vous prouver l’estime et
la considération distinguée dont je vous prie de rccevoir l’assurance.
,■ ; « Le général de division, ministre de la guerre,
; , . « Joseph, prince Poniatowski. » ,
Le colonel entrevoyait déjà que l’ Allemagne allait trembler de nouveau. 11 sollicite d’ètre attaché au corps d’armée d’Oudinot. L’illustre capitaine lui an-
• ' notice qu’il en a fait la demande au ministre de la
guerre, et il ajoute :» Si j’étais à portée de le faire près
' - i de l'empereur, 'je m’y prêterais avec intérêt, par l’es-
• ' lime et 1’attachemenl que j’ai pour vous et auxquels je •' ' vous prie de croire dans toutes les occasions où je
pourrai vous être utile. Je souhaite être assez heureux pour réussir et vous faire compter de nouveau dans ’ , notre famille militaire. »
• C’était le moment où l'Autriche, voyant Napoléon » *
• impliqué dans la cruelle et terrible expédition d’Espagne, crut l’occasion favorable pour rejeter le far-
• - ’ deau et la boute de la paix de l’resbourg.
latter re et ic fl rrce-
me.
liait au «n- • la
rès
es-