‹ Le général DagobertChapitre 23 sur 121 · Pages IV, xix-xx, xxxiii, un · texte numérisé non relu

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Daerobert voudrait que les souliers du soldat fus- 6ui,i carrés, p-rr-e qu'il ne pourrait les vendre au paysan qui, sous cette forme, ne les achèterait pas '. 11 désire qu'une loi « aussi juste que morale » prescrive les égards que mérite la profession de l'Î! inme de guerre. Dans des endroits, dit-il, des •' ■" se font une bravade d'insulter le soldat et 'i. lui mnra>!Pr ,]u mépris. Et pourtant, la règle du so! ; '• est en qu -ue sorte monastique ; elle exige un sacrifice continuel de la liberté; voué aux pri- '. ! .ns. il doit n'avoir à soi ni goût ni volonté \

i' - "'ande que les fils de quiconque aurait servi aient dans les écoles une place de distinction '

Il propose de « diriger l'influence du beau sexe V rs le bien public ». Les applaudissements des temmes ne furent-ils pas toujours un « aiguillon i' .-sani ,), et leurs mépris ne sont-ils pas encore « r effroi des .; rons, l'ostracisme qui relègue le faible ou le u,.;. heureux dans l'obscurité d'un cloître ? » Eh bien! qu'elles aient les mêmes distinctions que leur mari. Le ruban que porterait sa femme n'ajouterait- il pas à l'énergie du chevalier? L épouse, la mère de l'homme qui se signale par une action d'éclat, n'a-t-elle pas été le premier mo- ' ! sa valeur? Pourquoi ne recueillerait-elle pas sa par! ^l'hr-nneur? Les traits de courage et de -^ • î 1 -nt certaines cérémonies, comme la processioi i iieauvais, perpétuent la mémoire, dew.uuraient ainsi plus communs parmi le beau = "x.^ Quel Français ne volait à la défense de son i'nace ei. .oyant Jeanne d'Arc endosser la cui-

i „'<%^ 8-9, gd 33.

L'ORDONNANCE FRANÇAISE

rasse? Dunois, faisant combattre la Pucello à ses côtés, avait trouvé le vrai moyen d'exciter l'émulation et de réveiller l'ardeur guerrière : « les Anglais attribuèrent à sortilège ce qui ne fut que l'effet du génie de ce général ^ ».

Pour guérir les Français de la manie de courir le monde, il souhaite qu'on leur inspire de Téloignement ou du dédain pour les autres nations -.

Il exprime le vœu que le Provençal et le Bas-Breton finissent par parler français, et qu'on ne soit pas forcé, dans la plupart des provinces, d'avoir un interprète avec soi : tous les sujets de PEmpire français doivent être liés par l'identité de la langue comme par l'identité des principes d'honneur et de patriotisme. Il faut, dit Dagobert, que « tous les patois disparaissent!^ »

X. Mais l'étude de Dagobert présente de très sérieuses qualités. L'auteur écrit avec franchise, avec simplicité, et, pour parler comme lui, sans se parer de mots grecs ou latins qui frappent l'attention, sans prendre le ton du charlatanisme qui annonce de grandes réformes ^.

Des exemples justes et saisissants appuient ses assertions. Il rappelle que Trajan coupait ses vêtements pour bander les blessures des soldats, et que saint Louis dut, après la bataille de la Mansuurah, envoyer à la mer les corps jetés ou tombés dans le Nil parce qu'ils revenaient sur l'eau et infectaient le camp.

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