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2. Cf. les Mémoires de Rochambeau, I, 159, t le corps de Fischer se négligea. »
comme Verteuil, comme Saint Victor, qui se distinguèrent de 1759 à 1762 à la tête des corps de volontaires: elles ne se permettraient pas ces brigandages qui privèrent fréquemment l'armée des ressources qu'elle aurait pu trouver dans le pays. Il a des pages intéressantes sur Tavancement. C'est pour avancer, dit-il, qu on entre dans l'armée, et personne n'a de l'indifférence sur son avancement. Sans doute, il est honteux, non pas d'être dans un grade inférieur, mais d'être inférieur à son grade; néanmoins, il est décourageant, désespérant pour le brave homme digne d'avancement, de subir un passe-droit. Donc, plus de grâces, car (( sous ce nom, presque toujours, se voile l'injustice criante par laquelle on enlève une place à celui qui l'a méritée ^ ». Que les droits de l'ancienneté ne soient plus méconnus. Que dix ans de service d'officier donnent le rang de lieutenant; dix ans de lieutenant, le rang de capitaine; dix ans de capitaine, le rang de major; cinq ans de major, le rang de lieutenant-colonel. Que ces places de major et de lieutenant-colonel soient au concours de toute l'armée; que chaque régiment propose à la pluralité des voix soit un capitaine, soit un major, et que le plus ancien de tous ces capitaines et majors devienne soit major, soit lieutenant-colonel. Que le colonel devienne maréchal de camp après dix années de service. « Fixé par la loi, l'avancement ne serait plus l'efTet de l'intrigue, de la protection et de la cabale I - »
1. Dumouriez disait de même qu'il fallait « substituer le mot honorable de récompense au mot avilissant de grâce qui peint si bien la distribution arbitraire des emplois et des pensions. »