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Il s'élève contre la mollesse de ses contemporains. « Elle étend, dit-il, ses carreaux jusque dans le temple de Mars! » Louis XIV allait à cheval joindre l'armée de Franche-Comté, et le maréchal de Belle-Isle ordonnait à son fils Gisors de reg-agner son régiment à franc-étrier. Aujourd'hui les officiers perdent dans l'oisiveté des cafés l'habitude des exercices violents; ils dédaignent les pratiques qui les rendaient robustes, et ils ne voyagent qu'en voiture. Pourquoi n'ont-ils pas le droit de chasse? Pourquoi n'ont-ils pas la permission, lorsqu'ils vont en semestre, de prendre un bidet de poste sans payer de guides? S'il ne leur en coûtait que vingt à trente sous par poste pour voyager à cheval, iraient-ils en voiture *?
D'un bout à l'autre du livre se manifeste l'amour de l'armée et de la France. Dagobert est Français jusqu'à la moelle des os ; il ne peut voir sans dépit ni jalousie que l'infanterie romaine ait marché contre la cavalerie que la nôtre n'ose regarder en face. Les Français seraient-ils moins braves que les Romains? Il aime passionnément son métier, ce métier, dit-il, qui fit la gloire de nos pères et qui fera la nôtre, si nous daignons l'étudier. Il veut que l'armée conserve cette considération, cette « bonne opinion » qu'elle a su conquérir, et qu'elle n'accepte dans ses rangs aucun homme taré ou qui ait commis la moindre bassesse. « Pour entrer dans ce temple de l'honneur, il faut être sans tache ».
Il demande que l'armée soit nationale. Quoi qu'on ait pu faire pour avilir la nation, le militaire français est le plus éclairé et le plus brave de l'Europe,