‹ Le général DagobertChapitre 27 sur 121 · Pages · texte numérisé non relu

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L'ORDONNANCE FRANÇAISE

et, si l'on trouve ailleurs des modèles d'uniforme, on ne trouve qu'en France des modèles de grandeur d'âme, de valeur et de générosité. Des ministres « pervers » essayèrent de persuader que l'indiscipline des troupes avait causé les revers de la guerre de Sept Ans, et ils appelaient des étrangers pour commander nos soldats. N'était-ce pas montrer qu'il fallait s'en prendre à l'ignorance des chefs? « La nation, dit Dagobert, se vit tout à coup asservie aux rêveries d'une troupe d'énergumènes, et on put prendre d'eux Part d'aplatir l'omoplate, Part de polir, de vernir et de désespérer de braves gens; mais pour le moyen de rendre le soldat plus courageux, plus attaché à ses drapeaux, ce n'est ni à Vienne ni à Berlin qu'il faut en chercher la recette * ».

XL L'ouvrage eut peu de succès -. Mais ceux qui le lurent alors en tirèrent profit.

Dagobert n'est pas un partisan exclusif de l'ordre profond. Il penche vers Mesnil-Durand plutôt que vers Guiber t ; il pense avec Mesnil-Durand que la tirerie fait plus de bruit que de mal et qu'on doit, avant tout, marcher, charger et enfoncer. Mais Mesnil- Durand, si passionné qu'il fût, avait fini par déclarer que l'ordre déployé est le plus commode pour la mousqueterie, et l'ordre en colonnes le plus fort pour le choc. « Je demande, dit pareillement Da-

1. p. I, m, LViii-Liï. Cf. encore ces mots de Dumouriez : t Tingtsix années de paix ont recruté notre armée de tacticiens énergumènes qui y ont porté le désespoir. »

2. Il voulut le rééditer en 1794 sous le titre. Nouvelle méthode de commander l'infanterie, et nous avons une lettre du 22 nivôse an II (Catalogue Charavay, 394) j;ar laquelle il autorise le libraire-éditeur Magimelà « annoncer l'ouvrage dont il lui a confié la vente. »

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rge de l'infanterie l'élan décisif et

gobert, qu'on place les hommes de la manière qui «il être il [ûii- \ ti, tireuse; je suis pour l'ordre liiiiicu quaiid il faut fair- u âge du feu, pour l'ordre profond n i ] il faut charger 1' î . ai ' ». L'année suivante ce principe fut adopté. ï^'a^rt^s le rèë^^^^— i'^ ^ i i Tordre mince est l'ordre normal de b it il comme le seul qui donne au feu de l'in- ^' î ^^^' sa puissance; mais l'ordre profond

est 1 uiiire noi h n de l'attaque, comme le seul qui

donne à la i

1 ni[t lu .site victorieuse.

n est certaiii , le Dagobert rabaisse l'effet du canon, et, en I ^ant, on croit entendre le jeune Hoche déclarai i levant Saint-Cyr, dans l'orgueil de ses [i! ' iiiu 15 succès et sur le ton le plus tranchant, ^^ ' ^' ^i^ p^us dans son armée que de l'infanterie i le la cavalerie, qu'il se passera de canons, et, sur les abjections de Debelle, consentant par égard pour cet officier, à conserver l'artillerie vo-

'i lis, quelle que soit la valeur de son ordonnance française, Dagobert avait compris ce que peut l'ardeur guerrière de la nation, la furie française; il il avait 1 a l'instinct et le pressentiment de la grande guerre; il avait dit que les batailles se ga- -i^n ht avec les jambes. Dugommier semble s'être îi l^ué de^ idées de Dagobert. Ne se souvenait-il pn^ do l'ordonnance française lorsqu'il formait ces I uiilloi^ le chasseurs qui marchaient constam- ''^'■^'[ -^ ' avdnt-gardeet qu'Augereau nommait les hf'^rorques, I-- i ivincibles chasseurs ^?

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